La défaite d'Orban annonce le reflux du souverainisme de façade, par Thibault de Varenne

La défaite d'Orban annonce le reflux du souverainisme de façade, par Thibault de Varenne


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La défaite de Viktor Orbàn confirme les intuitions souvent exprimées dans nos colonnes depuis un an maintenant : l'élection de Donald Trump annonce le reflux de ce souverainisme de façade, populiste et fasciné par les hommes forts. Avec l'échec d'Orban, le souverainisme illibéral cède la place à un souverainisme d'un type nouveau.

Le 12 avril 2026 restera dans les annales comme le jour où le "laboratoire" de l'illibéralisme européen a implosé. En une seule soirée électorale, le système que Viktor Orbán avait mis seize ans à verrouiller s’est effondré sous le poids d’une mobilisation citoyenne sans précédent. Mais ne nous y trompons pas : si Budapest est l’épicentre du séisme, les secousses font vaciller les certitudes de Mar-a-Lago au Kremlin. La défaite d'Orbán n'est pas qu'un accident de parcours national ; elle est le symptôme d'une déception structurelle vis-à-vis d'un souverainisme de façade, devenu le jouet de parrains extérieurs trop encombrants.

L’anthologie de la corruption sous Viktor Orbán, par Elise Rochefort
Beaucoup ont fantasmé sur la “démocratie illibérale” de Viktor Orban, destinée, dans les rêves les plus naïfs, à servir le “peuple” contre les élites. Dans la pratique, le régime d’Orban a surtout servi les proches du dirigeant, et la corruption a triomphé... La Hongrie de Viktor Orbán est devenue, en
Quand Philippe de Villiers inventait le souverainisme mondialisé avec l’argent de la caste
La WorldWide Freedom Initiative qui s’est tenue à Paris le 10 novembre a réuni la fine fleur d’un certain souverainisme

Le mirage des Hommes Forts

Pendant des années, Orbán a vendu aux Hongrois — et à une partie de la droite européenne — le mirage d'une "souveraineté" retrouvée face aux "diktats" de Bruxelles. Or, le réveil est brutal. Les Hongrois ont découvert que cette souveraineté n’était qu’un paravent à une corruption systémique et, plus grave encore, à une forme de vassalité géopolitique.

Affaire Bruel : la justice populaire s'installe dans les salles de spectacle

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Mercredi soir, au Théâtre Édouard VII à Paris, une représentation de Deuxième partie a été interrompue une dizaine de minutes par trois militantes de "Nous Toutes". Au moment où Patrick Bruel entrait en scène, le slogan « Bruel ! Violeur ! » a retenti. Masquées à son effigie, elles ont transformé un lieu de spectacle en tribunal populaire. L’incident, bref mais symbolique, révèle une nouvelle mécanique : substituer la justice par la pression militante. Mercredi soir, des militantes du collectif


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Derrière les précautions de langage de l’ancien Premier ministre, l’exécutif officieux du bloc central prépare l’opinion à un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite. Au nom de la démographie et de la “préservation du modèle social”, Edouard Philippe assume désormais ouvertement la nécessité de travailler plus longtemps. Une ligne qui pourrait devenir le véritable programme économique de la présidentielle de 2027. Dès décembre 2021, dans un entretien à Challenges, Philippe avait déjà pos


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Discrimination positive : ce que le libertarien Sowell nous enseigne, par Élise Rochefort

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Thomas Sowell, économiste américain né en 1930, longtemps chercheur à la Hoover Institution de l'université Stanford, a consacré plusieurs ouvrages aux politiques de préférence de groupe. Le plus systématique, Affirmative Action Around the World: An Empirical Study, a été publié par Yale University Press en 2004, prolongeant un essai antérieur de 1990. Classé parmi les économistes de tradition libérale de marché, parfois rangé comme conservateur, parfois comme libertarien, Sowell y défend une th


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Dette contre école : le suicide d'un pays qui dévore son avenir, par Eric Verhaeghe

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En 2026, la France consacrera 74 milliards d'euros au seul service de sa dette — les intérêts, rien que les intérêts —, contre 65 milliards un an plus tôt. C'est désormais l'égal, sinon davantage, de ce qu'elle dépense pour instruire ses enfants. Disons-le nûment : ce pays paie ses créanciers avant ses écoles. Encore faudrait-il que cette dette eût servi à bâtir. Un emprunt qui finance une route, un port, un laboratoire se rembourse sur la richesse qu'il a fait naître. Mais nous n'avons pas emp


Éric Verhaeghe

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