Islam : encore un attentat christianophobe que la presse française passe sous silence


Partager cet article

L’Islam bénéficie d’une protection inédite en Occident, où il devient interdit ou presque d’énoncer l’actualité dès lors qu’elle met à mal l’opinion savamment distillée selon laquelle cette religion serait faite d’amour et de paix. Un nouvel exemple nous est donné avec un attentat très meurtrier perpétré contre une église protestante au Burkina Faso, totalement passé sous silence dans la presse française.

Alors que l’Islam et sa propension au terrorisme sont encore mises à l’index après un attentat à Londres, la presse française s’efforce de minimiser les autres attentats commis dans le monde. C’est notamment le cas d’un massacre perpétré ce dimanche dans une église protestante du nord du Burina Faso. Il faut lire le Journal du Tchad pour apprendre l’existence de cet attentat, pourtant signalé par l’AFP, mais que la presse française a refusé de signaler à ce stade.

« Une église protestante de Hantoukoura, dans le département de Foutouri, frontalière du Niger, province de la Komondjarie a été victime d’une attaque meurtrière perpétrée par des hommes armés non identifiés », a annoncé le gouvernorat de la région de Fada N’Gourma dans un communiqué. « Cette attaque a malheureusement occasionné 14 morts et de nombreux blessés ».

Cette attaque « signalée aux environs de 12H00 » a été perpétrée par une « dizaine d’individus lourdement armés », qui « ont exécuté froidement les fidèles, dont le pasteur de l’église et des enfants », selon une source sécuritaire.

Une autre source sécuritaire a parlé également d’un bilan de « 14 morts, tous de sexe masculin ». Une « opération de ratissage » a été lancée par le groupement militaire de Foutouri pour retrouver les « traces des assaillants » qui se sont « enfuis à bord de motocyclettes », selon cette source.

Tout laisse à penser que cet attentat a été commis par des djihadistes. Ce genre d’opérations anti-chrétiennes se multiplie depuis plusieurs mois au Burkina Faso.

Au total, les attaques attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation Etat islamique au grand Sahara (EIGS), ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un comptage de l’AFP, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l’ONU.

Sous-équipées et mal entraînées, l’armée, la police et la gendarmerie de ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest sont incapables d’enrayer les attaques djihadistes, qui se sont intensifiées en 2019 jusqu’à devenir quasi quotidiennes.

Et pendant ce temps, le ministre Laurent Nunez fait des déclarations lénifiantes.

Laurent Nuñez a insisté sur le fait que cette politique contre la radicalisation violente et le repli communautaire visait une minorité de personnes et qu’elle avait aussi pour objectif de prôner le vivre ensemble et permettre à tous les musulmans de pratiquer leur religion sereinement.

Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L'humeur de Veerle Daens : affaire Epstein, pour qui roule vraiment Yaël Braun-Pivet?

L'humeur de Veerle Daens : affaire Epstein, pour qui roule vraiment Yaël Braun-Pivet?

La présidente de l'Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, qui n'a pas caché son soutien à Israël, s'oppose à la création d'une commission d'enquête sur les ramifications françaises de l'affaire Epstein... Mais pour qui roule-t-elle ? L’histoire politique de votre Cinquième République traverse une phase de décomposition où les institutions, censées protéger le citoyen, semblent s’être muées en une forteresse dédiée à la survie d’une caste. À l'un des poumons de ce dispositif de défense se trouve


CDS

CDS

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Une rumeur récurrente prétend que ce serait Ehud Barak, alors patron du MOSSAD, qui aurait recruté et formé Jeffrey Epstein, ce qui n'est ni prouvé ni évident. En revanche, la proximité récente entre Epstein et Barak est détaillée ici par Elise Rochefort, et jusque dans des détails troublants... L'ouverture monumentale des archives du Département de la Justice des États-Unis, orchestrée entre décembre 2025 et février 2026 en application de la loi sur la transparence des dossiers Epstein (Epstei


Rédaction

Rédaction

Recasage de Montchalin : la Cour des Comptes devient-elle l’antichambre de la République Bananière ?

Recasage de Montchalin : la Cour des Comptes devient-elle l’antichambre de la République Bananière ?

Certains symboles ne trompent pas. Dans une France qui se targue encore, entre deux 49.3, d’être une « démocratie exemplaire », la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes agit comme un révélateur chimique. Ce n’est plus de la politique, c’est de l’éthologie : celle d’une caste qui, sentant le sol se dérober sous ses pieds, verrouille les issues et s'assure une retraite dorée aux frais de la bête de somme fiscale. L’État-stratège ou l’État-placement ? Rappelons les faits pour c


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : quand le macronisme enterre l'indépendance budgétaire

Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : quand le macronisme enterre l'indépendance budgétaire

La nomination d'Amélie de Montchalin comme Première présidente de la Cour des comptes va marquer un tournant dans la gestion des institutions françaises. À 40 ans, cette économiste formée à HEC et Harvard, macroniste de la première heure, succède à Pierre Moscovici. Issue du secteur privé chez BNP Paribas et Axa, elle a occupé divers postes ministériels avant de gérer les comptes publics. Pourtant, cette transition directe du gouvernement à un organe de contrôle indépendant interroge la séparati


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany