Isère: il s'est étouffé pendant vingt minutes, personne n'est venu
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Isère: il s'est étouffé pendant vingt minutes, personne n'est venu

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Yves Casas, 75 ans, atteint de sclérose en plaques, agonise sous les yeux de sa femme et de sa fille dans l’unité de soins de longue durée de l’hôpital de La Tour-du-Pin. Pendant une vingtaine de minutes, personne ne répond aux appels. Un médecin reconnaît un « dysfonctionnement ». La famille a porté plainte, l'Agence régionale de santé et le parquet ont été saisis.

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Vingt minutes à chercher de l’aide

Yves Casas, atteint de sclérose en plaques, avait intégré l’USLD de l’hôpital de La Tour-du-Pin (Isère), au sud-est de Lyon, le 17 juin. Le 29 juillet, son état respiratoire se dégrade fortement. Sa famille indique que sa saturation en oxygène était tombée à 86 %.Vers 19h30, l’homme commence à suffoquer. Sa femme et sa fille utilisent la sonnette, appellent à l’aide et parcourent les couloirs.

“Mon père est mort en suffoquant” : une famille dénonce de graves dysfonctionnements à l’hôpital de La Tour-du-Pin
Le 29 juillet, M. Casas est décédé au centre hospitalier de La Tour-du-Pin de suffocation. Sa famille dénonce de graves dysfonctionnements.

Selon leur témoignage, elles cherchent un soignant pendant environ vingt minutes sans en trouver. Une infirmière arrive finalement peu avant 20 heures, mais Yves Casas est décédé. Un médecin aurait ensuite évoqué des « dysfonctionnements ». La famille soulève également des interrogations sur la prise en charge antérieure : administration d’un antibiotique par voie orale malgré les difficultés respiratoires rapportées, absence alléguée de radiographie et organisation des personnels ce soir-là.

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L’hôpital invoque le secret médical

Les proches ont demandé que soient examinés le dossier médical, les constantes, les prescriptions, les transmissions, mais aussi les plannings et horaires des personnels. Ils ont saisi l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et le procureur de la République.

Val de Briey : les urgences ferment encore cette nuit, après onze jours de fermeture en août
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De son côté, la direction de l’établissement dit comprendre la douleur de la famille et rappelle qu’elle ne peut commenter la prise en charge individuelle en raison du secret médical. Elle précise surtout qu’une enquête interne a été ouverte dans le cadre de sa démarche de qualité et de sécurité des soins.

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En France, cet été, les urgences d’une cinquantaine d’hôpitaux sont en tension, faute de personnel. Fermetures nocturnes, accès « régulé » via le 15, temps d’attente record : le système hospitalier public ne remplit plus sa mission la plus élémentaire. Le contribuable finance pourtant à plein tarif un service qui

Au-delà du drame individuel, cette nuit du 29 juillet interroge la capacité de l'hôpital public à remplir sa mission la plus élémentaire : la présence humaine au moment où elle compte. Comment un patient hospitalisé peut-il, selon le témoignage de ses proches, rester sans assistance pendant une vingtaine de minutes alors qu’il est en train de suffoquer ? Derrière les débats sur les budgets, les effectifs et les réorganisations, il existe une mesure beaucoup plus simple de la performance hospitalière : quand un patient appelle à l’aide, quelqu’un doit venir.

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