Influence conjugale à l’Élysée : Macron voulait un référendum. Brigitte a dit non

Influence conjugale à l’Élysée : Macron voulait un référendum. Brigitte a dit non


Partager cet article

Selon le journaliste Florian Tardif, auteur de Un couple (presque) parfait paru le 13 mai, Brigitte Macron aurait fait reculer son mari sur la tenue d’un référendum envisagé lors de l’émission TF1 du 12 mai 2025. Motif invoqué : la peur des conséquences. Une révélation qui pose une question constitutionnelle gênante : qui, au fond, décide vraiment ?

Vendredi 15 mai dernier, sur RMC, le journaliste de Paris-Match Florian Tardif, avait révélé que Brigitte Macron aurait convaincu le Président Emmanuel Macron de renoncer à l’organisation d’un référendum « par peur des conséquences que ça pouvait avoir ». Loin du simple rôle protocolaire, l'épouse du président apparaîtrait désormais comme un acteur politique officieux, consulté, écouté, souvent suivi.

Brigitte Macron bloque le référendum par crainte du peuple

Auteur du livre sur Emmanuel et Brigitte Macron intitulé « Un couple (presque) parfait » publié le mercredi 13 mai 2026, le journaliste de Paris-Match Florian Tardif était présent sur le plateau de RMC le vendredi 15 mai. Il s’est défendu après les critiques générées par ses révélations, comme la gifle au Vietnam ou encore la vérité derrière la crise des gilets jaunes.

Par “peur des conséquences”, Brigitte Macron a “fait reculer” le Président sur le référendum
Le journaliste de Paris-Match Florian Tardif, auteur d’un ouvrage sur le couple formé par Brigitte et Emmanuel Macron, a révélé, ce vendredi 15 mai sur RMC, que la Première dame avait beaucoup d’influence sur le président.

Face aux GG, le journaliste a déclaré que Brigitte Macron était derrière l’annulation du référendum annoncé lors de l’émission « Emmanuel Macron – Les défis de la France » sur TF1 le 12 mai 2025. Selon Florian Tardif, elle « a fait reculer son mari parce qu’elle avait peur des conséquences que ça pouvait avoir ». Selon Florian Tardif, l’opération médiatique aurait initialement été conçue pour annoncer “un ou deux référendums”. Pourtant, aucune consultation populaire ne sera finalement proposée. Les peurs de Brigitte Macron ont peut-être évité un risque électoral immédiat. Elles ont surtout privé les Français d’un outil démocratique essentiel.

Aidez le Courrier des STRATÈGES À proposer une autre vision du monde

Vous aimez retrouver sur le Courrier une vision du monde introuvable ailleurs ? Vous pouvez nous aider sans vous abonner...

J'offre un cadeau de soutien au Courrier !
Brigitte Macron et les « sales connes » : la guerre des castes en talons aiguilles, par Veerle Daens
Article modifié le 12 décembre : l’expression utilisée par Brigitte Macron est “sales connes” et non “sales connasses” comme nous l’avions indiqué dans un premier temps. Ah, quel spectacle délicieux nous offre encore votre République en carton-pâte, peut-être plus caricaturale encore que la Cour d’opérette réunie autour de notre insipide roi

Son constat n’est pas nouveau. Depuis le premier quinquennat, plusieurs anciens collaborateurs évoquent en privé le poids de l'épouse de Macron, dans les arbitrages humains et politiques de l’Élysée. Conseils sur les nominations, gestion de crise, image présidentielle : Brigitte Macron serait devenue un rouage informel du dispositif présidentiel.

Brigitte Macron, centre de gravité du pouvoir ?

Selon le journaliste, “parler à Brigitte Macron, c’est parler à Emmanuel Macron”. Tardif rapporte une scène observée lors d'un déplacement officiel en Allemagne : une file de ministres patientant pour s'entretenir avec Brigitte Macron, sachant que lui parler, c'est en réalité approcher le président. Elle est un canal d'accès au pouvoir, peut-être le plus direct.

L’humeur de Veerle Daens : de plus en plus avachie, la presse subventionnée brigittomane
On pourrait croire à un épisode mal écrit de Sous le soleil, mais non : c’est le sommet de l’État. Apparemment, entre deux décrets liberticides et une énième ponction sur le fruit de votre travail, le Château s’adonne au vaudeville de boulevard. Je m’abonne au Courrier On nous

Sous la Ve République, le conjoint du chef de l’État ne dispose d’aucune existence constitutionnelle. Pourtant, au fil des présidences, le rôle politique des épouses du président s’est progressivement installé sans réel contrôle démocratique. Avec Emmanuel Macron, cette zone grise semble atteindre un niveau inédit.

Brigitte Macron: de « First Lady » à Marie-Antoinette?
Brigitte Macron avait d’abord fait dans le style “First Lady”, suivant une ridicule imitation des Etats-Unis, en place depuis le

À l’heure où l’exécutif invoque sans cesse la “pédagogie” face à la crise démocratique, cette anecdote alimente surtout l’idée d’un pouvoir de plus en plus resserré, personnel et déconnecté des mécanismes classiques de responsabilité publique.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

par Vincent Clairmont Près de 800 millions de dollars de positions vendeuses sur les contrats à terme pétroliers ont été placés le 8 juin à 8 h 24, heure de New York, selon les données de séance horodatées publiées par The Kobeissi Letter. Vingt et une minutes plus tard, à 8 h 45, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi déclarait le détroit d'Ormuz « complètement ouvert ». À 9 h 10, les cours s'étaient effondrés. Le Brent, qui avait touché 126 dollars au pic de mars, refluai


Rédaction

Rédaction

Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

L'encyclique *Magnifica Humanitas* n'est pas vraiment un texte sur l'intelligence artificielle. C'est un texte sur le pouvoir. Sous prétexte d'IA, Léon XIV réactive toute la doctrine sociale de l'Église pour mettre en garde contre une nouvelle forme de totalitarisme technologique. Le constat est souvent juste : concentration du pouvoir numérique, tentation transhumaniste, risques militaires, manipulation de l'information. Mais le remède reste flou : davantage de régulation, davantage de gouverna


Rédaction

Rédaction

Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

par Vincent Clairmont Un lecteur veut placer les 150 000 euros d'un héritage sur les cinq ETF de défense et de cybersécurité de notre article du 7 avril, après une hausse de près de 70 %. Mais ce papier disait « spéculatifs », et son volet jumeau s'adressait à qui possède déjà une épargne de sécurité. La performance passée n'est pas un point d'entrée, et « défense » n'a jamais voulu dire « défensif ». LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrie


Rédaction

Rédaction

Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

par Vincent Clairmont L'inflation de la zone euro est repartie à 3,2 %, tirée par l'énergie et la guerre au Moyen-Orient. La Banque centrale européenne, prisonnière d'un choc qu'elle n'a pas créé, s'apprête à relever ses taux. Pour l'épargnant, le rendement réel du « sans risque » est déjà négatif — voici comment protéger son patrimoine sans parier sur le prochain baril. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de


Rédaction

Rédaction