Husson : pourquoi le bombardement de Belgrade par l’OTAN pèse lourd dans la stratégie russe

Husson : pourquoi le bombardement de Belgrade par l’OTAN pèse lourd dans la stratégie russe


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Le bombardement de Belgrade par l’OTAN en 1999 fut l’aboutissement de la lente désagrégation de la Yougoslavie, et de l’intervention occidentale en faveur des minorités de ce pays. 23 ans après, cette action militaire laisse une rancoeur profonde dans l’esprit serbe… et dans la compréhension que les Russes ont du rôle de l’OTAN. Edouard Husson nous dresse une rétrospective de ce tournant dans la recomposition européenne consécutive à la chute du communisme.

On a probablement un peu trop vite oublié, en Occident, le bombardement de Belgrade par l’OTAN en 1999, qui reste un point de bascule dans l’approche que les Serbes et les Russes peuvent avoir de notre alliance militaire. Or cette agression aérienne a beaucoup marqué les esprits, au point que les Serbes continuent à commémorer ce moment douloureux chaque année.

Bien entendu, en Occident, ce moment est oublié. Mais il est fondamental pour comprendre la méfiance et l’hostilité que le monde serbo-russe nourrit pour l’OTAN. Comme l’explique Edouard Husson, ce bombardement pèse lourd dans la stratégie russe vis-à-vis de l’OTAN aujourd’hui.

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