Hindi : pourquoi Israël a un besoin vital d’élargir le conflit à tout le Moyen-Orient
A man reacts as Palestinians search for casualties a day after Israeli strikes on houses in Jabalia refugee camp in the northern Gaza Strip, November 1, 2023. REUTERS/Mohammed Al-Masri TPX IMAGES OF THE DAY

Hindi : pourquoi Israël a un besoin vital d’élargir le conflit à tout le Moyen-Orient


Partager cet article

Pour sa première interview de rentrée, Youssef Hindi analyse pour nous la stratégie américaine dans le monde arabo-musulman depuis une quinzaine d’années, et il montre avec beaucoup de clarté pour quelles raisons Israël a non seulement intérêt à ouvrir un conflit avec le Hamas, mais pourquoi cet intérêt va jusqu’à une déflagration régionale. Cette analyse éclaire les ressorts du conflit actuel et de ses péripéties.

De cet entretien, on retiendra plusieurs éléments essentiels, qui expliquent largement les ressorts du conflit en cours :

  • les Etats-Unis retirent, depuis l’été 2021, leurs troupes du monde arabo-musulman pour regarnir le « front » ukrainien, et pour contrer une guerre avec la Russie
  • ce revirement stratégique suit une série de défaites occidentales que ce soit en Afghanistan, au Yémen ou en Syrie
  • ce retrait américain met Israël en difficulté dans la durée
  • l’opération du Hamas a obligé les Américains à effectuer un « come-back » dans la région
  • pour maintenir ce déploiement à long terme, les Israéliens ont besoin d’un conflit régional de haute intensité
  • face à la défaite des troupes israéliennes à Gaza, ce conflit de haute intensité est la seule solution pour dissimuler la déroute

Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Pourquoi les petits patrons sont tétanisés lorsqu'ils doivent recruter

Pourquoi les petits patrons sont tétanisés lorsqu'ils doivent recruter

On nous rebat les oreilles avec le « plein emploi » et la « mission sociale de l'entreprise ». Mais sur le terrain, dans la France réelle — celle des ateliers, des commerces et des TPE — le son de cloche est radicalement différent. Le petit patron français ne recrute plus. Pire : il est tétanisé lorsqu'il lance une offre d'emploi. Et pour cause, l’acte d’embauche est devenu, dans notre régime de caste, un acte d’auto-sabotage. Voici pourquoi le "petit patron" préfère aujourd'hui stagner que


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Ivresse des sommets,vertige de la chute : chronique d’un trimestre à haut risque, par Vincent Clairmont

Ivresse des sommets,vertige de la chute : chronique d’un trimestre à haut risque, par Vincent Clairmont

Si l’on s’en tenait à la surface des choses, à la lecture distrait des indices boursiers qui flirtent encore avec leurs plus hauts historiques, on pourrait croire que le scénario du « Goldilocks » — cette boucle d’or d’une croissance modérée et d’une inflation vaincue — est définitivement acquis. Pourtant, il suffit de gratter le vernis de cette prospérité apparente pour entendre craquer les poutres de l’édifice. À la question qui brûle les lèvres de tous les allocataires d’actifs — quelle est


Rédaction

Rédaction

Que faire en 2026 de nos positions sur le CAC40 dans le portefeuille Browne?

Que faire en 2026 de nos positions sur le CAC40 dans le portefeuille Browne?

Le constat est sans appel : nous dérivons en pleine « stagflation », ce scénario cauchemardesque où l'inflation persistante flirte avec une récession imminente. Alors que les banquiers centraux s’enferrent dans leurs illusions monétaires, l’épargnant lucide n'a plus qu'une issue : la sécession financière. Pour protéger votre patrimoine du chaos monétaire institutionnalisé, nous vous proposons aujourd'hui deux piliers stratégiques complémentaires : la discipline de fer du « Portefeuille Permanen


FLORENT MACHABERT

FLORENT MACHABERT

Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Jérusalem, janvier 2026. L’air est encore lourd des fumées de la « Guerre des 12 Jours » qui a secoué la région en juin dernier. Dans les couloirs de la Knesset et les salons feutrés du ministère des Renseignements, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Face à une République islamique d'Iran fragilisée mais toujours menaçante, Israël a fait un choix audacieux, pour ne pas dire désespéré : parier sur le retour de la monarchie perse. L’image a fait le tour du monde : Reza Pahlavi, le fils du derni


Rédaction

Rédaction