Gaza : un chirurgien britannique accuse Israël de cruauté envers les enfants
Photo by Emad El Byed / Unsplash

Gaza : un chirurgien britannique accuse Israël de cruauté envers les enfants


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Le Dr Nick Maynard, chirurgien bénévole à l’hôpital Nasser dans le sud de la bande de Gaza, a livré un témoignage accablant sur les ondes de Sky News et Good Morning Britain. Selon lui, la malnutrition est omniprésente, notamment chez les enfants, faute d’accès à une aide humanitaire suffisante. Il accuse les gardes-frontières israéliens de confisquer systématiquement le lait infantile des médecins étrangers à leur arrivée. Il affirme également que les forces israéliennes tirent sur des civils, y compris les enfants, dans ce qu'il qualifie de "jeu de tir à la cible". Des accusations graves que l'armée israélienne rejette catégoriquement.

Chirurgien bénévole à l’hôpital Nasser de Gaza, le professeur Nick Maynard a dénoncé les atrocités commises par l’armée israélienne envers les Gazaouis. Il a évoqué entre autres la malnutrition grave qui touche de nombreux enfants, notamment ceux qui se trouvent dans l’unité pédiatrique de l’hôpital. Le Dr Maynard a également révélé que les soldats de la FDI tirent volontairement sur des civils à des points d’aide.

Une situation sanitaire et humanitaire dramatique à Gaza

Alors que les négociations de cessez-le-feu à Gaza ont du mal à aboutir, les Gazaouis sont exposés à de nombreux dangers. Le médecin britannique Nick Maynard a récemment révélé les atrocités commises par l’armée israélienne. Ayant passé quatre semaines en tant que bénévole à l’hôpital de Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, le chirurgien a constaté une « malnutrition épouvantable » dans la région. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a d’ailleurs confirmé sa déclaration. Elle a révélé qu’un enfant sur cinq à Gaza était sous-alimenté et ce chiffre risque d’augmenter encore.

Selon le Dr Maynard, les médecins ont du mal à traiter les enfants et les jeunes enfants victimes de famines. Le manque d’aide les empêche de faire leur travail comme il se doit.

Selon lui, les gardes-frontières israéliens confisquent systématiquement le lait infantile des médecins étrangers à leur arrivée. Le médecin britannique a affirmé que les responsables israéliens confisquent uniquement les nourritures pour bébés. Les enfants de l’unité pédiatrique de l’hôpital sont nourris avec de l’eau sucrée, a-t-il confié.

Le chirurgien n’a pas omis de révéler le calvaire vécu par les médecins à Gaza. Non seulement ils n’ont pas accès aux matériels de soin dont ils ont besoin, mais ils subissent aussi la famine.

Le professeur Maynard a également affirmé que les soldats des FDI (Israel Defense Force) tirent volontairement sur des civils qui viennent s’approvisionner aux points d’aide. « C’est presque comme un jeu de pratique des cibles », a-t-il confié. « Le système de distribution dit GHF est un piège de mort sadique. Les tireurs emmanchent le feu au hasard sur la foule comme s’ils recevaient un permis de tuer », a déclaré le commissaire général  de l’Office de secours et de travaux des Nations Unis pour les réfugiés de Palestine, Philippe Lazzarini.

Le médecin a affirmé avoir opéré des garçons âgés de 11 ans blessés dans des zones de distribution alimentaire gérées par la Fondation humanitaire de Gaza et soutenue par les Etats-Unis et l’Israël. « Ils étaient allés chercher de la nourriture pour leurs familles affamées et on leur a tiré dessus », a déclaré le chirurgien britannique.

« Ce qui est encore plus pénible, c’est le schéma de blessures que nous avons vu, le regroupement de blessures à certaines parties du corps à certains jours »

, a ajouté le Dr Maynard. Dans la plupart des cas, les patients ont reçu une balle à la tête, au cou, à la poitrine ou à l’abdomen.

"Un jour, c'était la tête, un autre la poitrine, puis l'abdomen", explique-t-il, avant de préciser que quatre adolescents ont été blessés aux testicules, laissant penser à une volonté délibérée de les stériliser.

Les Forces de défense israéliennes (FDI) rejettent les accusations

L’armée israélienne a nié toutes les accusations du chirurgien britannique.

« Les FDI rejettent catégoriquement les allégations de préjudice intentionnel aux civils, en particulier de la manière décrite »

, ont-ils déclaré à Sky News. Elles affirment que leurs soldats n’ont pas l’ordre de tirer sur des civils et que tout incident signalé fait l’objet d’une enquête approfondie. Le porte-parole militaire insiste sur la complexité des opérations dans une zone de guerre et évoque "des efforts continus pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire".

Israël attribue en partie la crise humanitaire actuelle au contrôle du Hamas sur l’enclave, qu'il accuse de détournement et de mauvaise gestion de l’aide.

Depuis la levée partielle du blocus en mai, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF) gère la distribution de l’aide via quatre points, tous situés en zone militaire. Les journalistes n’ont pas accès à ces lieux, mais l’ONU a dénoncé le dispositif comme "un piège de mort sadique". Plus de 1 000 civils auraient été tués depuis le début de ce programme alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide.


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