Israël anéantit le système de santé palestinien: deux hôpitaux ciblés en une journée
İsrail ordusu, Gazze Şeridi’nin Han Yunus kentindeki Nasır Hastanesi’nin çocuk bölümünü vurdu. ( Belal Khaled – Anadolu Ajansı )

Israël anéantit le système de santé palestinien: deux hôpitaux ciblés en une journée


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Le 13 mai, les forces israéliennes ont mené deux frappes distinctes contre l’hôpital européen et l’hôpital de Nasser à Khan Younis. Ces attaques ont plongé encore plus profondément le système médical de Gaza dans le chaos, déjà ravagé par des mois de guerre, de blocus et de famine. Gaza continue de sombrer dans un drame sans fin, sans cessez-le-feu à l’horizon.

En ciblant l’hôpital européen et l’hôpital de Nasser à Khan Younis, l’armée israélienne décime encore davantage le système médical déjà dévasté de Gaza. Dans un contexte de guerre des nerfs et d’inaction internationale, ces attaques exacerbent une crise humanitaire marquée par la famine et l’effondrement des infrastructures médicales.

Deux hôpitaux de Gaza bombardés en une journée

En l’espace de quelques heures, deux structures hospitalières majeures à Khan Younis ont été visées par des frappes aériennes israéliennes. Le 13 mai 2025, l’hôpital européen de Khan Younis a été frappé par des bombardements israéliens à 18h19. Une caméra de sécurité a capturé l’horreur : des civils, dont des enfants, fuyaient l’entrée des urgences lorsqu’une série de missiles a dévasté la cour intérieure.

Selon M. Al-Wahidi, chef d’information du ministère de la Santé, au moins 20 personnes ont été tuées. Dr. Refaat Alathamna, anesthésiste, a décrit à Drop Site News le chaos qui a suivi : « Je me suis jeté par terre, caché derrière un arbre. À l’intérieur, c’était le chaos total. » L’attaque a endommagé le système d’oxygène et une partie de l’unité de soins intensifs (USI), rendant l’hôpital largement inopérable.

L’armée israélienne a admis les bombardements, affirmant avoir visé un tunnel du Hamas supposément situé sous l’hôpital européen — sans toutefois fournir de preuves. Elle a également assuré avoir pris des mesures pour réduire les risques pour les civils, ce que les témoignages infirmes totalement.

Quelques heures plus tôt, l’hôpital de Nasser, également à Khan Younis, a été bombardé, tuant deux personnes, dont le journaliste Hassan Eslayeh, déjà blessé lors d’une tentative d’assassinat en avril. Comme pour l’hôpital européen, l’armée israélienne a revendiqué l’attaque, affirmant sans preuve viser un tunnel du Hamas. Aucun avertissement préalable n’a été donné, selon le personnel médical.

Netanyahu ne lâche rien

La destrtuction des hôpitaux de Gaza illustre la gravité de la crise sanitaire sur place. Les blocus empêchent l’arrivée du matériel médical le plus basique, comme les anesthésiques ou les gants. Rahman, une infirmière américaine de retour de Gaza, évoque la douleur des patients opérés sans sédation, faute de produits disponibles.

La famine aggrave l’état des patients, notamment les enfants, devenus squelettiques.

« La nutrition est essentielle à la survie. Et pourtant, même la nourriture est devenue une arme »

, dit Rahman.

Lundi, des experts internationaux en sécurité alimentaire ont tiré la sonnette d’alarme : plus d’un million de personnes à Gaza souffrent de malnutrition sévère, avec un risque immédiat de famine généralisée.

La communauté internationale continue de condamner verbalement, de proposer des résolutions au Conseil de sécurité — sans jamais aboutir à un cessez-le-feu. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment confirmé une intensification des opérations pour s’emparer de l’ensemble de Gaza, malgré les appels à la trêve et les souffrances évidentes.

Pour autant, les soignants comme Ahmed Aqel refusent d’abandonner leurs patients.

« Nous avons pris la décision de rester et de garder nos patients. Nous refusons de quitter l’hôpital »

, déclare-t-il, incarnant la résilience et la dignité au cœur du chaos.


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