L'IA est-elle une pyramide de Ponzi qui va bientôt s'écrouler ? Ce que disent les documents

L'IA est-elle une pyramide de Ponzi qui va bientôt s'écrouler ? Ce que disent les documents

L'économie de l'IA est-elle une pyramide de Ponzi ? Examen pièce par pièce : dépôts réglementaires, données obligataires, structure des contrats. Ce qui est prouvé, ce qui ne l'est pas.

13 min de lecture

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Par Renaud Jacobs

Le mot circule depuis lundi soir sur les réseaux, posé sur des captures d'écran rouges : « Ponzi ». Le Kospi a perdu 10,8 % en une séance, Samsung 13,4 %, et la thèse qui accompagne ces chiffres tient en une phrase : l'économie de l'intelligence artificielle serait un circuit fermé où les mêmes acteurs se financent les uns les autres pour fabriquer une demande qui n'existe pas — un château de cartes dont l'effondrement aurait commencé.

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C'est une accusation grave, elle mérite mieux qu'un ricanement ou qu'un partage. Allons voir les documents, pièce par pièce, et tenons la comptabilité de ce qu'ils établissent et de ce qu'ils n'établissent pas.

Pièce n° 1 : les dépôts réglementaires de Nvidia 

Le Wall Street Journal et Bloomberg ont rapporté le 27 juillet que Nvidia discute de garantir jusqu'à 250 milliards de dollars de loyers pour qu'OpenAI utilise un centre de données construit par SoftBank dans l'Ohio, et envisage 350 milliards de financement pour qu'OpenAI achète des processeurs... Nvidia. Premier point de méthode : c'est un projet rapporté par la presse, pas un engagement signé — la nuance compte, et les documents opposables, eux, existent. Le dernier rapport trimestriel déposé par Nvidia auprès du régulateur boursier américain (le « 10-Q », document certifié sous peine de sanctions) plafonne son exposition actuelle aux garanties de location à 3,5 milliards de dollars. Si le projet rapporté se confirmait, l'engagement représenterait soixante et onze fois le livre de garanties déclaré. Établi : l'ordre de grandeur du saut envisagé. Non établi : que le saut ait eu lieu.

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François Ruffin : « je suis pour le broyeur-payeur » — le burn-out facturé aux employeurs

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Invité sur le plateau de BFMTV, lundi 2 novembre, François Ruffin, candidat de Debout ! à l’élection présidentielle, a lancé une formule choc : « Je suis pour le broyeur-payeur. » Sur le modèle du pollueur-payeur, il veut faire indemniser les salariés victimes de burn-out par les employeurs jugés responsables de leur épuisement. Derrière ce slogan, une question lourde de conséquences : qui décidera qu’une entreprise a broyé un salarié, selon quels critères et au prix de quelles nouvelles charges


Rédaction

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