Fraude à la carte bancaire : “c’est à votre banque de prouver votre négligence“

Fraude à la carte bancaire : “c’est à votre banque de prouver votre négligence“


Partager cet article

Ce n’est pas une association d’usagers, mais bien un “gendarme“ financier qui rappelle que c’est aux banques de faire la preuve de la négligence grave du client.

Dans un communiqué publié lundi 26 avril, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) affirme que “les prestataires de services de paiement doivent améliorer leurs pratiques“. Aussi, les clients doivent-ils être mieux remboursés et il appartient à la banque de faire la preuve de la fraude de son client.

Les clients victimes de fraude à la carte bancaire doivent être mieux remboursés

L’institution rappelle les grands principes du code monétaire et financier. Ainsi, “les demandes de remboursement [d’opérations de paiement effectuées sans le consentement du client] doivent être instruites et le porteur légal remboursé dans le délai légal d’un jour ouvrable au plus tard suivant la réception de la contestation, sauf suspicion de fraude ». Et de préciser que le remboursement doit porter « non seulement sur le montant de l’opération non autorisée, mais également sur les frais éventuellement appliqués » (agios notamment).

La charge de la preuve de la négligence grave ou de la fraude du client repose sur la banque

Si  “l’opération contestée [résulte éventuellement] d’un comportement frauduleux du client“, l’établissement doit “la déclarer à la Banque de France et mener une enquête dans un délai raisonnable, en vue de prendre la décision d’accepter ou de rejeter la demande de remboursement“. L’autorité financière relève que la simple “validation de l’opération par un code SMS“ ne permet pas à la banque de refuser la demande de remboursement, au motif que le client aurait autorisé l’opération. La Banque de France rappelle que la mise en œuvre “complète des exigences de sécurité relatives à l’authentification forte du payeur“ doit être effective avant le 15 juin prochain.

Ce rappel à la loi était plus que nécessaire dans cette période de crise sanitaire où explosent les paiements sans contact ou sur internet. Il intervient également quelques semaines après une enquête exclusive de l’UFC-Que Choisir qui montre que 30 % des fraudes ne sont pas remboursées par les banques.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
283 milliards à caser avant la fin du mois : la Cour des comptes européenne prévient que ça va mal finir
Photo by Christian Lue / Unsplash

283 milliards à caser avant la fin du mois : la Cour des comptes européenne prévient que ça va mal finir

Alors que la Facilité pour la reprise et la résilience arrive à échéance le 31 août 2026, 283 milliards d’euros restent à engager sur les 650 initialement prévus. Seuls 367 milliards ont été versés depuis décembre 2020 et à peine 40 % des jalons sont atteints. Tony Murphy, président de la Cour des comptes européenne, alerte : la pression du calendrier multiplie les erreurs. Dans le même temps, 14 milliards d’irrégularités constatées entre 2014 et 2022 peinent toujours à être récupérés.


Rédaction

Rédaction

Un train sur deux le 15 août: la SNCF et le droit de prendre les voyageurs en otage
Photo by Ellen Jenni / Unsplash

Un train sur deux le 15 août: la SNCF et le droit de prendre les voyageurs en otage

Pour le week-end du 15 août, l’un des plus importants pics de déplacements de l’année, la SNCF a annoncé un mouvement social perturbant fortement plusieurs liaisons entre Paris et la Normandie. Deux trains sur trois vendredi, puis seulement un sur deux durant le week-end, des dizaines de milliers de familles bloquées sur le quai, et pour seule réponse de l'opérateur public : un bon d'échange gratuit. La preuve, une fois encore, qu'un monopole n'a jamais de compte à rendre à son client.


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Val de Briey : onze jours sans urgences, et on vous demande de ne pas tomber malade
Photo by Ante Samarzija / Unsplash

Val de Briey : onze jours sans urgences, et on vous demande de ne pas tomber malade

Du 14 au 25 août, les urgences de l’hôpital Maillot de Val de Briey seront totalement fermées, faute de médecins. Pour les habitants, la consigne est simple : appelez le médecin traitant d’abord, et le 15 en dernier recours. Pendant ce temps, l'ARS Grand Est et trois Samu communiquent sur une « organisation spécifique », un système qui promet une sécurité sanitaire mais peine à garantir l’accès au soin. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany