Face à la fin des vaccins COVID pour les femmes enceintes, la bureaucratie sanitaire US riposte

Face à la fin des vaccins COVID pour les femmes enceintes, la bureaucratie sanitaire US riposte


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L’administration Trump a supprimé la recommandation officielle de vaccination COVID-19 pour les femmes enceintes, déclenchant une vive opposition de 30 organisations médicales américaines. Dans une lettre ouverte, l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) exige le maintien de la couverture vaccinale, alertant sur les risques mortels pour cette population vulnérable. Pour autant, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains n’ont jamais pris le soin d’expliquer en détail ni même d’argumenter le “bénéfice-risque” du vaccin pour les femmes enceintes. Bien que les effets secondaires de la vaccination Covid soient particulièrement à risque, les autorités sanitaires américaines ont continué  leur politique sanitaire qui repose sur le déni de réalité. Des études antérieures ont pourtant confirmé la dangerosité des vaccins Covid pour les enfants et les femmes enceintes.

La décision de Robert F. Kennedy Jr., récemment nommé à la tête du ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), marque un tournant radical dans la politique vaccinale fédérale. Connu pour ses positions critiques à l’égard des vaccins, notamment contre ceux à ARNm, Kennedy a annulé les recommandations de vaccination COVID-19 pour les femmes enceintes et les enfants en bonne santé. Dans le même élan, il a licencié les 17 membres du comité consultatif fédéral (ACIP) sur les vaccins. Cette initiative intervient alors que la FDA met en garde contre l’émergence d’une nouvelle variante du virus, alimentant l’inquiétude dans les milieux médicaux.

Une levée de boucliers dans le monde médical

Après la démission de la responsable du groupe de travail sur les vaccins anti-COVID au sein du Comité consultatif sur les pratiques de vaccination (ACIP) des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) , le Dr Lakshmi Panagiotakopoulos qui a vivement contribué à la promotion de la vaccination des enfants et des femmes enceintes contre le Covid-19. Trente organisations professionnelles, dont l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG), l’Infectious Diseases Society of America et l’American Public Health Association, ont signé une lettre ouverte. Elles y dénoncent une décision contraire aux données scientifiques, rappelant que la vaccination protège à la fois les femmes enceintes et leurs bébés des conséquences graves du COVID-19.

Selon ces organisations, les femmes enceintes non vaccinées présentent un risque de complications graves, de détresse respiratoire, de naissance prématurée, voire de mortalité fœtale. De plus, les nourrissons dépendent des anticorps transmis par la mère pour être protégés dans les premiers mois de vie. En parallèle, d’autres études ont révélé que les femmes enceintes vaccinées s’exposaient à des fausses couches lors du premier trimestre. Une étude The Lancet a même fait état de la présence de l’ARN des vaccins Covid dans le lait maternel humain. Nous l’avions évoqué, le Dr Pierre Peterson a présenté des statistiques montrant que le taux de mortalité fœtale par vaccin administré aux États-Unis avait, en fait, massivement augmenté (environ 2000%) depuis la mise à disposition des vaccins Covid.

L’enjeu de la couverture par les assureurs

L’arrêt des recommandations officielles pourrait inciter certaines compagnies d’assurance à cesser de rembourser la vaccination pour les populations concernées. Or, sans couverture, le coût d’une dose Pfizer ou Moderna avoisine les 140 dollars pour les adultes, ce qui pourrait exclure de nombreuses familles vulnérables, dénonce l’association.

Certains États, comme le Wisconsin, la Géorgie ou Washington, ont tenu à rassurer la population en maintenant leurs recommandations locales. Le Wisconsin Medicaid, par exemple, continuera de couvrir les vaccins pour les femmes enceintes.

La nouvelle ligne du HHS semble s’aligner sur les recommandations de figures controversées comme Makary et Prasad, qui prônent la vaccination uniquement pour les personnes âgées ou à risque. Pour les autres, ils demandent des preuves d’efficacité via des essais contrôlés par placebo avant d’approuver leur usage.


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