Face aux risques d’inflammations cardiaques, la HAS déconseille Moderna chez les moins de 30 ans

Face aux risques d’inflammations cardiaques, la HAS déconseille Moderna chez les moins de 30 ans


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À l’approche de la saison hivernale, la HAS (Haute Autorité de la Santé) rappelle l’importance de la vaccination dans la lutte contre la pandémie mais réduit le spectre des injections possibles:  en effet, après  les autorités sanitaires d'un certain nombre d'autres pays,  la HAS demande de renoncer à administrer le vaccin Moderna aux moins de trente ans.

Risque de maladies cardiaques inflammatoires à cause des injections Moderna

La Haute Autorité de Santé a rendu ces derniers mois des avis quelques peu contradictoires et propres à la confusion. Ainsi rend-elle, contre des avis antérieurs qu’elle avait formulés, un avis qui élargit le périmètre de la dose de rappel aux personnels soignants. le second avis baptisé « recommandation » et donne désormais une recommandation au gouvernement sur la dose de rappel de Pfizer. Rappelons que jusqu’à présent la HAS avait formulé ses craintes sur le vaccin et son impact sur les défenses immunitaires.

Oubliée toute prudence: Dans un communiqué de presse rendu lundi, la HAS sollicite la vaccination chez les plus de 12 ans et injecter des doses de rappels supplémentaires aux personnes les plus exposées aux formes graves du Covid-19, c’est le seul moyen d’éviter une nouvelle vague de pandémie meurtrière.

Dans le cadre de l’étude Epi-PHARE sur les personnes âgées de 12 à 50 ans, selon les données fournies par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé(ANSM) et l’Assurance maladie (CNAM), le vaccin de Moderna est lié à des risques d’effets secondaires graves, dont l’inflammation des myocardes. Les personnes de moins de 30 ans, notamment les hommes, sont les plus concernées. Les données américaines tendent à confirmer ces résultats, alors que dans les pays nordiques, le vaccin Moderna a été suspendu chez les moins de 30 ans.

Ainsi, en attendant les résultats des nouvelles études et les conclusions du PRAC, la HAS recommande uniquement l’utilisation du vaccin Cominarty pour les sujets de moins de 30 ans et ce, que ce soit lors de la primo-vaccination ou les rappels. En revanche, le Spikevax de Moderna est préconisé en primo-vaccination à une dose complète de 100 µg pour les personnes de plus de 30 ans. Il est aussi autorisé en rappel à une dose de 50 µg.

Pfizer pour les moins de 30 ans et Moderna pour les plus de 30 ans

Les études récentes révèlent que l’immunité offerte par les vaccins tend à baisser six mois après la primo-vaccination, surtout chez les personnes âgées et immunodéprimées. Au lieu de s’interroger sur l’efficacité des vaccins à disposition, elles indiquent également que l’administration d’une dose de rappel est nécessaire afin de réduire la transmission et le risque de développement de forme grave.

Au mois de juillet dernier un rapport de l’ANSM rapportait de scas de myocardite et péricardites découverts chez les jeunes patients aussi bien avec le vaccin Pfizer que Moderna.

Le bon sens voudrait naturellement conduire à suspendre la vaccination en attendant d’y voir plus clair. Mais on agit désormais à contre-courant en poussant la vaccination chez les plus de 12 ans, alors que ces derniers ne sont pas enclins à développer des formes aggravées en cas de contraction du virus responsable du Covid-19. Aux Etats-Unis , ou depuis le 03 novembre, les enfants de 5 à 11 ans sont éligibles pour recevoir le vaccin de Pfizer.


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