Éviction surprise de Poisson: c’est Nicolas Dupont-Feignant


Partager cet article

Jean-Frédéric Poisson avait annoncé qu’il figurerait en position éligible sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes. Mais, à la dernière minute, le président de Debout la France a évincé son allié du Parti Chrétien Démocrate en l’accusant d’avoir fomenté un complot dans son dos. Entretemps, Poisson avait fait campagne pour son allié et s’est déclaré surpris de ce lâchage de dernière minute. Nicolas Dupont-Aignan l’a-t-il feinté?

Initialement, Nicolas Dupont-Aignan avait annoncé qu’il présenterait une liste d’alliance avec diverses forces de tendance plutôt patriotique. Jean-Frédéric Poisson, du parti chrétien démocrate, était l’une de ses prises de guerre. Mais la veille de l’annonce de sa liste, Jean-Frédéric Poisson a appris qu’il en était écarté. Il affirme n’avoir rien pressenti de cette éviction.

Poisson et la liste compliquée de NDA

On se souvient que Nicolas Dupont-Aignan avait assez brutalement écarté de sa liste Emmanuelle Gave, accusée d’ambiguïté vis-à-vis de propos tendancieux en matière de racisme ou de xénophobie. Pour Debout la France, cette décision soulevait quelques problèmes… financiers! puisque le père d’Emmanuelle Gave, Charles Gave, était soupçonné d’apporter 2 millions € de financement à Dupont-Aignan, en échange de ce petit retour d’ascenseur (et d’une coloration libérale de son discours).

Cette éviction a-t-elle suscité de la rancoeur? Nicolas Dupont-Aignan a accusé Jean-Frédéric Poisson d’avoir voulu, semble-t-il, monté une liste dans son dos avec la susdite Emmanuelle Gave. Visiblement, ce soupçon n’a pas porté chance à Jean-Frédéric Poisson qui, à quelques heures des investitures finales, s’est retrouvé sans rien.

Entretemps, Poisson avait démenti les accusations de Nicolas Dupont-Aignan. Pour le parti chrétien démocrate, cette éviction est une mauvaise nouvelle dans la mesure où le parti ne pourra être représenté au Parlement européen. L’affaire n’est pas infiniment plus heureuse pour Dupont-Aignan, qui perd un allié et donne le sentiment d’avoir feint de croire en une alliance en laquelle personne ne croyait vraiment.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS