Dossier Macron saisi chez Trump  : le Deep State fait-il chanter notre Président ?

Dossier Macron saisi chez Trump : le Deep State fait-il chanter notre Président ?


Partager cet article

Tout le monde a désormais entendu parler du dossier secret sur Emmanuel Macron saisi par le FBI lors de sa perquisition au domicile de Trump. Même BFM en a parlé. Bien entendu, personne ne sait exactement ce que ce dossier contient. L'incertitude accroît la quantité de souffre qui entoure le mystère. La publicité donnée à cette découverte soulève quand même une question : les services américains lancent-ils un avertissement à Macron, à distance, pour le garder sous leur influence, notamment pour garantir le "bon traitement" de la crise ukrainienne ?

La perquisition du FBI au domicile de Trump n’est pas passée inaperçue, même si elle a eu lieu un 8 août. Assez rapidement, la « complosphère » a annoncé qu’un dossier secret sur Macron y avait été saisi. Et… chose curieuse, le cartel de la presse subventionnée, jusqu’à BFM, l’a également mentionné en gros titre.

Par exemple, l’Express :

Enquête du FBI : pourquoi Trump cache-t-il un « dossier Macron » dans son coffre-fort ?

Parmi les dossiers « top secret » saisis chez Donald Trump lundi 8 août, l’un d’eux intéresse particulièrement Paris. Selon le FBI, son étiquette indique : « President of France ».

La formulation est étrange. Que de détails, soudain, sur une perquisition couverte en principe par le secret de l’instruction. D’où les medias français ont-ils donc tiré cette précision sur un dossier top secret dans le coffre-fort de Trump, avec l’étiquette « President of France » ? La réponse est dans le titre de l’Express… l’information vient du FBI…

L’étrange bavardage du FBI

Incidemment, on se demande si l’information diffusée… par le FBI s’adresse vraiment au public français, ou si elle ne concerne pas plutôt le président Macron lui-même. Faire chanter un allié pour qu’il se tienne à carreau est une bonne vieille technique qui a démontré son efficacité. Et l’on peut penser que cette technique connaît depuis deux ou trois ans un regain de jeunesse.

Donc, une lecture plausible de l’information de cet été est qu’elle constitue un avertissement public à Macron sur sa nécessaire loyauté… sinon…

Une gestion dure de la crise ukrainienne ?

Pour comprendre les raisons qui poussent les services américains à faire savoir au monde entier qu’ils disposent d’un dossier secret prétendument gênant sur Emmanuel Macron, il faut se plonger dans l’actualité du mois d’août.

Ainsi, début août, la presse russe a annoncé que Vladimir Poutine rompait les communications avec Macron, le jugeant inamical. Là encore, la publicité soudain donnée à une situation en vigueur depuis deux mois donne le sentiment que la Russie a voulu « tacler » Macron et le mettre en position de vulnérabilité pour le forcer à faire des concessions. D’ailleurs, quelques jours plus tard, Macron et Poutine s’entretiendront à nouveau au téléphone. Ils décideront d’envoyer des inspecteurs à Zaporijia.

Entretemps, les Etats-Unis utilisaient le G7 pour faire une clé de bras à leurs alliés, en exigeant le retrait russe hors de la centrale de Zaporijia. Dans la pratique, cette affaire de Zaporijia angoisse les services américains, car elle montre que la Russie s’inscrit dans une logique d’occupation durable des territoires qu’elle conquiert.

Les Américains ont-ils suspecté Macron de vouloir se désolidariser de ses alliés, sachant que Zelensky bombarde intentionnellement la centrale pour créer un cataclysme nucléaire dont les conséquences changeraient la face du conflit ?

La fin de l’abondance imposée par les Etats-Unis ?

Le 19 août, c’est-à-dire quelques jours après l’annonce du dossier secret du FBI, Emmanuel Macron livrait son importante contribution sur le prix de la liberté, que nous devions accepter de payer, selon lui, en soutenant l’Ukraine. La survenue de ce discours sombre quelques jours après l’annonce du dossier FBI est troublante.

L’été d’Emmanuel Macron a-t-il été occupé par la recherche d’alternatives à la guerre et à son prix, alors que les innombrables mesures sur le gaz et l’électricité qui sont annoncées pourraient susciter une colère populaire ? Macron a-t-il eu la tentation de préserver la paix sociale en France en modérant son engagement en Ukraine ? en ménageant Vladimir Poutine ?

Et, ce faisant, les Américains l’ont-ils « rattrapé » par le paletot en lui faisant miroiter la publication d’informations gênantes sur sa vie privée ? Certaines rumeurs insistantes soutiennent en effet que le dossier en question contiendrait des photographies prises dans une boîte de nuit en Afrique. Il s’agit peut-être de racontars, mais ils sont plausibles.

Pour ma part, il me semble que si ces photos existent vraiment, leur effet politique serait très incertain en cas de publication, et ne justifie pas une importante forfaiture de la part du Président.

Il est encore trop tôt pour savoir quel jeu se trame en coulisses. Tout indique néanmoins que Biden tient ses alliés par le licol pour les forcer à soutenir une guerre absurde.

Plus que jamais « l’allié américain » tient l’Europe sous son joug.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Usurpation d'identité : la SNCF facture les amendes à la victime

Usurpation d'identité : la SNCF facture les amendes à la victime

Volée de sa carte d’identité en 2021, une jeune femme de 22 ans subit depuis quatre ans une véritable descente aux enfers administrative. Plus de cent procès-verbaux SNCF, près de 10 000 euros réclamés, comptes bancaires impossibles à ouvrir et inscription au fichier des personnes recherchées. Dans cette affaire, la machine administrative continue d’encaisser tandis que la charge de la preuve repose sur la victime elle-même. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRA


Rédaction

Rédaction

Escalator à contresens : 200 € d’amende à la Gare du Nord

Escalator à contresens : 200 € d’amende à la Gare du Nord

Une voyageuse verbalisée de 200 euros par la RATP pour avoir emprunté, mi-juin 2026 à la Gare du Nord, un escalator à l’arrêt dans le mauvais sens. Pas de fraude au titre de transport, pas de danger immédiat : simplement une infraction au sens de circulation. L’affaire, révélée par une photo d’amende partagée sur les réseaux, cristallise la colère des usagers face à un zèle bureaucratique qui frappe l’ordinaire pendant que les dysfonctionnements structurels des gares persistent. LE COUR


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Quand la Défenseure des droits ne défend pas tout le monde

Quand la Défenseure des droits ne défend pas tout le monde

À quelques semaines de la fin du mandat de Claire Hédon, plus de 50.000 signataires interpellent Emmanuel Macron sur le choix de son successeur. Derrière cette mobilisation se cache une question : le Défenseur des droits est-il encore perçu comme un arbitre impartial ou comme un acteur engagé dans les batailles idéologiques du moment ? LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les c


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany