Comment la Russie répliquera à la tromperie de la Turquie sur le retour d’ « Azov », par Daria Volkova

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Depuis la Renaissance, la diplomatie sert à atténuer les rapports de force dans les relations internationales. Il s’agit de créer les conditions d’un dialogue constructif dans le but de trouver un accord de paix plutôt qu’une guerre. Bien évidemment, cela suppose de reconnaître les lois et coutumes des pays signataires d’accords bi ou multilatéraux et surtout de créer un réel climat de confiance. Dans ce cadre, le protocole (ou un Traité) tient un rôle important en officialisant l’engagement des parties. Reste que tout cela semble désormais appartenir à un passé très lointain : nombreux sont les États qui, finalement dans l’histoire, n’ont pas respecté pas la parole donnée. Mais ce comportement du double langage semble aujourd’hui s’intensifier : les États-Unis ont bien souvent manipulé les opinions mondiales ; le contrat entre l’Otan et l’Urss n’a jamais été respecté au regard de la réunification de l’Allemagne ; Paris et Berlin n’ont délibérément pas tenu leurs engagements dans le cadre des accords de Minsk ; et Monsieur Justin Trudeau n’assure pas la confidentialité des échanges diplomatiques, comme l’avait déclaré avec colère en novembre 2022 Monsieur Xi Jinping. Pour ne citer que quelques exemples…  La récente décision des dirigeants turcs de transférer les commandants du bataillon néonazi Azov en Ukraine, selon les experts, ne restera pas sans réponse de la part de la Russie. En fait, la violation des accords précédents rompt désormais le schéma habituel des relations entre la Russie et la Turquie.

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Encore un site industriel qui ferme, encore un territoire fragilisé. Bosch, premier équipementier automobile mondial, va mettre un terme à l’activité de son usine d’Yzeure, près de Moulins, d’ici fin 2026. Deux cent soixante-cinq emplois disparaîtront dans un département déjà lourdement frappé par la désindustrialisation.Cette fermeture s’ajoute à une longue série de plans sociaux industriels en France. Concurrence chinoise, effondrement du marché automobile européen et rigidités structurelles e


Lalaina Andriamparany

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Ah, Emmanuel… Je dois vous faire une confidence : depuis mon petit appartement de Malines, alors que je regarde la Dyle couler tranquillement sous un ciel de plomb, je ne peux m’empêcher de fixer mon écran. C’est beau, c’est inquiétant, et on ne peut pas détacher ses yeux du spectacle. À 29 ans, je suis sans doute une cible facile pour ce genre de charisme. Mais là, il a franchi un cap. À Davos, au milieu des sommets enneigés et de l'entre-soi des puissants, notre « Mozart de la finance » a ran


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Il règne cette année à Davos une étrange atmosphère de fin de règne, ou peut-être, plus effrayant encore, de début d'une ère dont personne ici ne possède le mode d'emploi. La station alpine, habituée aux murmures feutrés du consensus technocratique, a été percutée de plein fouet par un objet politique non identifié, ou plutôt trop bien identifié : le retour physique, tonitruant et sans filtre de Donald Trump. Le thème officiel de cette 56ème réunion, "Un Esprit de dialogue", sonne désormais com


Éric Verhaeghe

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En ce 21 janvier 2026, anniversaire de la décapitation de Louis Capet, la France se recueille, ou plutôt, elle s'interroge. Sous la grisaille d'un hiver incertain, aussi mou du genou que le Bloc Central, le souvenir de la place de la Révolution et du couperet tombant sur le cou de Louis XVI n'est plus une simple image d'Épinal pour manuels scolaires en déshérence. C’est une interrogation ouverte, un pivot que nous n'en finissons pas d'interroger. Pourquoi, deux siècles plus tard, la figure du «


Éric Verhaeghe

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