La justice française a clôturé, mardi 26 mai 2026, l’instruction ouverte depuis novembre 2018 contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise pour détournement présumé de fonds publics européens. Aucune mise en examen n’a été prononcée. Seuls deux anciens assistants restent en statut de témoin assisté. LFI célèbre une victoire, huit ans après un signalement venu du FN.

Au bout de huit années d’investigations, les juges ont décidé de clôturer l’instruction visant Jean-Luc Mélenchon au sujet de ses assistants lorsqu’il siégeait au Parlement européen. « A aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier », a déclaré La France Insoumise à l’AFP. Deux anciens collaborateurs, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, demeurent sous le statut de témoin assisté — une position suspendue, ni inculpés ni totalement libérés.
Une instruction ouverte dans le climat explosif des affaires européennes
L’enquête judiciaire visant Jean-Luc Mélenchon a pris fin. Les juges ont annoncé le mardi 26 mai 2026 la clôture de l’instruction sans prononcer de mise en examen selon un rapport de l’Agence France-Presse (AFP).
Après 8 années d’investigations donc, la LFI et son leader vont donc échapper à une poursuite pénale. Toutefois, deux anciens assistants de Jean-Luc Mélenchon, dont Laurent Maffeis et Aigline de Causans, sont toujours placés sous le statut de témoin assisté.
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Pour rappel,en mars 2017, alors que le Front national lui-même est dans le viseur de la justice pour ses propres assistants européens, Sophie Motel, ancienne eurodéputée du Front national, a déposé des signalements accusant le leader de LFI et ses assistants parlementaires de détournements de fonds publics. A l’époque, l’élue a dénoncé une vingtaine d’eurodéputés, membres d’autres partis. Après des perquisitions menées au siège des Insoumis, une information judiciaire a été ouverte en novembre 2018.
LFI dénonce une procédure politique à géométrie variable
Plusieurs juges d'instruction se sont succédé sur ce dossier. Aucun n'a jugé les éléments suffisants pour franchir le seuil de la mise en examen.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, La France insoumise s’est félicitée d’une clôture “en l’état” qui confirmerait, selon elle, l’absence d’infraction. Le mouvement insiste sur la durée exceptionnelle de la procédure : huit années d’enquête, plusieurs juges d’instruction et des perquisitions spectaculaires menées dès 2018.

Cette affaire avait fortement contribué à alimenter la stratégie victimaire de Jean-Luc Mélenchon face à ce qu’il qualifie régulièrement de “judiciarisation de la vie politique”. Les images des perquisitions au siège de LFI et au domicile du dirigeant avaient marqué durablement l’opinion. L’avocate de Jean-Luc Mélenchon et de ses ex-assistants, Me Jade Dousselin, a refusé tout commentaire sur le dossier pour le moment.

Néanmoins, cette affaire contraste avec la sévérité parfois observée dans des dossiers similaires touchant d’autres familles politiques. Elle interroge sur l’égalité devant la justice lorsque les acteurs sont des figures centrales du jeu parlementaire français.

