Affaire Benalla: l’Élysée et Matignon sont-ils une passoire pour les services secrets étrangers?


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Après les énièmes révélations sur l’affaire Benalla, une question se pose: des services secrets étrangers ont-ils accès aux secrets de Matignon et de l’Élysée? Emmanuel Macron ne pourra éternellement rester sans répondre à cette question.

Selon Mediapart, Alexandre Benalla n’a pas participé à la négociation d’un contrat avec des oligarques russes mais plutôt à deux contrats. Cette négociation aurait eu lieu pendant ses fonctions à l’Élysée. La somme globale négociée dépasserait les 2 millions €. Cette information et le contexte où elle survient pose deux questions majeures.

Quels étaient les liens de Benalla avec la Russie?

Premier point: pourquoi Benalla a-t-il des relations commerciales aussi privilégiées avec la Russie? Nous avons plusieurs fois insisté sur les relations particulières qu’Alexandre Benalla nourrissait avec une somme impressionnante de barbouzes. Dans cet univers mystérieux, l’intervention financière directe d’oligarques russes (présentés comme proches du président Poutine) auprès de plusieurs « insiders » de l’Élysée ne manque quand même pas d’étonner et suggère que nous ne sommes pas au bout des découvertes possibles.

Mais qui a enregistré les conversations privées de Benalla?

On ne sait toujours pas, par ailleurs, qui a bien pu enregistrer les conversations privées de Benalla divulguées par Mediapart. La cheffe du service de la sécurité à Matignon a juré qu’elle n’y était pour rien, alors que ces conversations ont eu, en tout ou partie, lieu à son domicile. S’il s’avérait que cette conversation avait été enregistrée par des services étrangers (les services français jurant n’avoir pas mis Benalla sous surveillance), preuve serait faite que la sécurité de Matignon serait loin d’être inviolable.

Dans ce dossier, les zones d’ombre persistent donc, accrues par le départ annoncé de l’un des protagonistes du dossier: Ismaël Émélien. Mais de futures révélations pourraient transformer le dossier Benalla en une bombe pour l’Élysée.


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