A New-York, Macron plaide pour une force d'interposition à Gaza

A New-York, Macron plaide pour une force d'interposition à Gaza


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Au-delà de la simple reconnaissance de la Palestine, Macron a proposé un plan de paix français dont nous faisons la synthèse.

New York - Lors d'un discours marquant à la tribune de la 80ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies (AGONU) hier, lundi 22 septembre 2025, le président français Emmanuel Macron a annoncé la reconnaissance officielle de l'État de Palestine par la France. Cette décision, qualifiée d'historique, a été l'élément central d'une intervention passionnée appelant à une refondation du processus de paix au Proche-Orient.

S'exprimant lors d'une conférence de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne, co-présidée par la France et l'Arabie Saoudite, le chef de l'État a souligné que le temps était venu de "rendre justice au peuple palestinien". "Nous devons tout faire pour préserver la possibilité même d'une solution à deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité," a-t-il déclaré sous les applaudissements d'une partie de l'assemblée.

Un appel urgent à la fin des hostilités

Le président Macron a entamé son propos en réitérant la condamnation ferme de la France de l'attaque du 7 octobre et en exigeant la libération immédiate et sans condition de tous les otages encore détenus. Cependant, il a affirmé avec force que "rien ne justifie la guerre en cours à Gaza". Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux "bombardements, aux massacres et aux déplacements" de la population civile palestinienne.

Les grandes lignes du plan français

Au-delà de la reconnaissance, Emmanuel Macron a esquissé les contours d'un plan de paix global, articulé autour de plusieurs points clés :

  • Une force d'interposition internationale : Il a proposé la création d'une force de stabilisation internationale sous mandat de l'ONU à Gaza pour accompagner l'après-guerre.
  • Désarmement du Hamas : Le plan insiste sur le démantèlement du Hamas, affirmant qu'il ne pourra y avoir "un État unifié, sans armes, sous une seule loi et une seule force de sécurité légitime".
  • Réformes de l'Autorité Palestinienne : Le président a rappelé les engagements pris par le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, à mettre en œuvre des réformes profondes pour lutter contre la corruption et renforcer la gouvernance démocratique.
  • Coopération conditionnelle : La France conditionnera sa coopération avec Israël et l'Autorité Palestinienne aux mesures que chacun prendra pour avancer vers la paix.

Le président français a reconnu les "réticences" et la "fatigue" du peuple israélien mais a insisté sur le fait que la reconnaissance d'un État palestinien était dans l'intérêt de la sécurité d'Israël à long terme. Évoquant l'assassinat d'Yitzhak Rabin il y a près de 30 ans, il a estimé qu'une nouvelle "chance pour la paix" se présentait aujourd'hui.

Cette annonce de la France a été suivie par des déclarations similaires de plusieurs autres pays européens, dont la Belgique, le Luxembourg, Malte, Andorre et Monaco, créant une nouvelle dynamique diplomatique sur ce dossier.


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