2026 : comment survivre à l’année de toutes les fractures ?

2026 : comment survivre à l’année de toutes les fractures ?


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On nous avait promis le calme après la tempête de 2025, nous berçant d’« incertitude », ce mot que les analystes de salon ont servi à toutes les sauces pour masquer leur impuissance. Pourtant, en ce début d'année 2026, le décor est planté : nous ne sommes pas dans une phase de stabilisation, mais bien dans l'œil du cyclone. Entre un Donald Trump qui joue avec les marchés comme avec un jeu de dés et une Union européenne qui s'enfonce dans sa propre bureaucratie, il est temps de regarder la réalité en face, sans les lunettes roses du consensus.

Le retour de Donald Trump aux affaires fin 2024 n'était pas seulement un séisme politique : c'est devenu la variable d'ajustement permanente de l'économie mondiale. Trump l'a dit lui-même : il savoure l'incapacité des marchés à prédire son prochain coup. En 2026, nous subissons de plein fouet les ondes de choc de ses politiques controversées. Ses droits de douane, imposés dès 2025, ont jeté la Réserve fédérale (FED) dans les cordes, l’obligeant à rester sur la défensive pendant que l’inflation jouait au yo-yo (voir graphique).

A ce niveau, ce n'est plus de la diplomatie commerciale, c'est du catch financier. Pendant que les observateurs attendent un « atterrissage en douceur » (soft landing) — ce mirage que la FED poursuit depuis des mois — la réalité du terrain montre un marché du travail américain qui s'effrite. Les révisions à la baisse des créations d'emplois durant l'été 2025 ont sonné la fin de l'arrogance américaine. Certes, l'intelligence artificielle (IA) et les politiques migratoires restrictives de Trump ont artificiellement abaissé le seuil de chômage « acceptable », mais ne vous y trompez pas : la pression monte dans la marmite…

Quand le macronisme comprendra-t-il que l'UE coûte désormais plus cher qu'elle ne nous rapporte?

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Janvier 2026 restera gravé dans les annales comme le mois du « grand désenchantement ». En l'espace de trois semaines, une succession de décisions bruxelloises a fracassé le mythe de l'Europe protectrice pour laisser place à la réalité d'une Europe prédatrice. Le « bloc central », cette alliance hétéroclite qui gouverne la France en s'accrochant au dogme fédéraliste européen comme une huître à son rocher, se trouve aujourd'hui face à une équation impossible. La défense, le commerce et l'énergie


Éric Verhaeghe

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La "citadelle des Intouchables" : vous devrez bientôt payer les avocats des énarques margoulins, par Veerle Daens

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Chers contribuables, chers « administrés » — ou devrais-je dire, chers sujets de l’expérience fiscale permanente —, réjouissez-vous ! Alors que vous comptez vos sous pour boucler un mois de janvier interminable, que vous vous débattez dans la jungle des normes que ces mêmes génies produisent à la chaîne, une grande nouvelle vient de tomber. Une nouvelle qui réchauffe le cœur… de ceux qui ne craignent jamais le froid. Il semblerait que nos hauts fonctionnaires, ces vaillants capitaines qui pilot


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Trump tremble : la France envoie quinze soldats au Groenland ! par Veerle Daens

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Mesdames, Messieurs, rangez vos abris anti-atomiques et cessez de trembler pour l’avenir de l’Occident. L’Élysée vient de sortir l’artillerie lourde. Non, ce n'est pas le Charles-de-Gaulle (il est sans doute encore en maintenance), ni une cyber-attaque dévastatrice contre Mar-a-Lago. Non, la France, dans un élan de bravoure qui rappelle les plus belles heures de la déconnexion étatique, a décidé d'envoyer quinze soldats au Groenland. Oui, vous avez bien lu. Quinze. Une équipe de foot à la


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Banque centrale américaine: Trump piétine,  Powell résiste

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L’affrontement est désormais frontal. Dimanche 11 janvier, Jerome Powell, président de la Réserve fédérale (Fed), a annoncé avoir reçu une citation à comparaître. Ce n'est pas une simple procédure administrative, mais le point d'orgue d'une stratégie de déstabilisation orchestrée par la Maison-Blanche. Donald Trump entend briser l'autonomie de l'institution pour imposer son agenda économique. Aux États-Unis, une confrontation inédite oppose Donald Trump à la Réserve fédérale. En s’attaquant fro


Rédaction

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