Strasbourg, première ville de France menacée par l’insurrection et le chaos

Strasbourg est loin d’être la ville calme que les Parisiens imaginent parfois. La nuit de la Saint-Sylvestre l’a montré. Dans la pratique, la banlieue de Strasbourg s’est trouvée cette nuit-là en situation insurrectionnelle. Largement méprisée par la presse mainstream subventionnée, cette image qui fait tâche pour le discours bien huilé et rassurant de Christophe Castaner prouve que le pays est beaucoup plus proche de l’implosion sociale que la bourgeoisie parisienne ne s’emploie à le croire. Nous reprenons ici les images de Stéphane Bourhis qui illustre bien le désarroi de la capitale alsacienne…

Strasbourg

31 décembre 2019 : Un mardi noir pour #Strasbourg et ses ceinturesLes pétards ne cachent pas l’ #insécurité et l’ambiance insurrectionnelle qui a régné hier soir dans des nombreux quartiers de #Strasbourg et de l’Eurométropole … Des groupes de jeunes et moins jeunes, cagoulés, vêtus de noirs cherchant l’affrontement avec les forces de l’ordre, des exactions inacceptables notamment à l’encontre du nouvel hôpital de psychiatrie de l'EPSAN de Cronenbourg. Une place Arago en flamme, idem au Neuhof, à la Cité de l’Ill… La liste est longue et le bilan sera aussi haut qu’inacceptable. L’heure est désormais aux actes. Les élus, dont je suis, sans distinctions de villes et partis, les associations, les parents et naturellement l’Etat doivent oser poser le bon diagnostic. On n’éteint pas un feu uniquement par la politique de la ville mais bien par l’alliance prévention-répression et par la responsabilisation de l’ensemble des encadrants. On devra mesurer le bilan de cette triste nuit autant par le « vrai » nombre de véhicules incendiés que par les arrestations réalisées. Tout cela en remerciant les forces de l’ordre, les pompiers, les personnels de santé qui ont œuvré toute la nuit, mais aussi les travailleurs de l’ombre qui nettoyé les dégâts au petit matin ! Enfin, pensées et solidarité s’imposent face à celles et ceux qui ont perdu leurs voitures et outils de travail. On ne peut accepter l’inacceptable ! Cette situation oblige une réaction ! Elle nous oblige ! Stéphane Bourhis Conseiller Municipal de #Hoenheim – Fondateur de Touche Pas à l'Alsace -Délégué Le Mouvement de la RuralitéNB : aucun propos désobligeant n'est nécessaire ni utileTECHNIQUE : la prise de vue est réalisée via un stabilisateur posé

Publiée par Stéphane Bourhis – Conseiller Municipal de Hoenheim sur Mercredi 1 janvier 2020

La banlieue de Strasbourg en proie à l’insurrection durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Les images de Stéphane Bourhis que nous montrons témoignent de la violence des combats qui se sont déroulés dans les cités. De l’aveu de Stéphane Bourhis, il était difficile et dangereux de filmer durant l’agitation. Des scènes d’émeutes urbaines intenses se déroulaient, rendant impossible le témoignage journalistique direct.

Voici ce qu’écrit Stéphane Bourhis lui-même :

Les pétards ne cachent pas l’insécurité et l’ambiance insurrectionnelle qui a régné hier soir dans des nombreux quartiers de Strasbourg et de l’Eurométropole … Des groupes de jeunes et moins jeunes, cagoulés, vêtus de noirs cherchant l’affrontement avec les forces de l’ordre, des exactions inacceptables notamment à l’encontre du nouvel hôpital de psychiatrie de l’EPSAN de Cronenbourg.

Une place Arago en flamme, idem au Neuhof, à la Cité de l’Ill… La liste est longue et le bilan sera aussi haut qu’inacceptable.

D’autres scènes ahurissantes ont eu lieu. L’hôpital psychiatrique de Cronenbourg a fait l’objet d’une attaque en règle ainsi décrite dans un communiqué de presse de l’établissement :

Dans la nuit du 31 décembre 2019 au 1er janvier 2020 vers 1h du matin, des individus se sont attaqués au bâtiment hospitalier à Strasbourg Cronenbourg : d’abord aux baies vitrées de la salle polyvalente, puis à la porte automatique de l’entrée principale. Pour ce faire, ils ont utilisé des matériels et projectiles de diverses natures. En dehors des jets de pétards et de tirs de mortiers à travers la porte automatique entre-ouverte par la force, les équipiers de sécurité présents à immédiate proximité de cette entrée, ont su éviter d’être touchés par lesdits jets de pétard et tirs de mortiers. Ils ont fait le nécessaire, avec quelques renforts, pour réarmer les portes coupe-feu, fermer les baies de désenfumage actionnées par la détection incendie, qui a bien fonctionné. En dehors des éclats et détritus qui étaient nombreux dans le hall d’entrée, et quelques impacts d’éclats encore visibles, sous l’escalier d’accès au 1er étage, et une dizaine de baies vitrées endommagées et à remplacer, il n’y a plus de dégâts visibles.

Le spectacle donné à Strasbourg par des émeutiers manifestement très organisés devrait faire fortement réfléchir les élites parisiennes perdues dans leur tour d’ivoire.

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