Mes chers amis de la presse subventionnée et adorateurs du tampon étatique, l'heure est grave. Le "microcosme" est en PLS. Le crime? Jordan Bardella n'a pas fini sa licence de géographie. Pire : il a collectionné les 1,8/20 et les 5/20 comme d'autres collectionnent les points fidélité chez l'opticien.

On crie à l’imposture, on s’étouffe avec son croissant bio. Mais au lieu de pleurnicher sur les bancs vides de la Sorbonne, si on regardait pourquoi la moitié de la France s’en tamponne le coquillage avec une plume de paon? Sortons la loupe HEXACO, ce merveilleux scanneur de cerveaux, pour voir qui fait encore une syncope devant un bulletin de notes.


Le fan-club du "Parchemin-Uniforme" (les profils C-O)
Dans le modèle HEXACO, il y a d'abord les Consciencieux (C). Ces gens-là ne votent pas pour un homme, ils votent pour un classeur bien rangé. Pour eux, un diplôme est une "certification de fiabilité" délivrée par Papa État. Si tu n'as pas ton badge de l'ENA, de Polytechnique, de Sciencs-Po ou, au pire, de la Sorbonne, tu es un court-circuit dans leur logiciel de méritocratie administrative.
Ensuite, nous avons les Ouverts à l’Expérience (O), ou plus précisément le segment "Intellect-et-Complexité". Eux, ils aiment les phrases de trois kilomètres et les concepts gazeux. Pour ce segment, un politicien sans licence, c’est comme un iPhone sans Wi-Fi : c’est joli, mais c’est vide. Ils voient Bardella comme un "influenceur" égaré, un Justin Bieber de la politique qui n'aurait pas le "vernis" nécessaire pour parler de traités européens sans se prendre les pieds dans le tapis.
Les Insensibles : bienvenue dans le monde réel (Bas O, Bas A)
Et puis, il y a la France qui n'a pas le temps de vérifier si Jordan sait placer Ouagadougou sur une carte. Ce segment, souvent doté d'une basse Ouverture (O), préfère le concret, le "bon sens", le "terrain" et, accessoirement, pouvoir remplir son frigo.
Pour eux, le diplôme n'est pas un Graal, c'est une barrière à l'entrée érigée par une caste de mandarins. C'est ce que nous, libertariens, appelons le fléau du crédentialisme : l'idée stupide que l'État doit "autoriser" votre compétence par un bout de papier. Quand vous avez été "déclassé" par des experts diplômés qui coulent le pays depuis quarante ans, vous finissez par préférer un type qui a 1,8/20 mais qui sait parler à la ménagère sans la prendre pour une débile.
Le Marché a parlé : adieu Hard Skills, bonjour Tik-Tok
La vérité qui fâche? La politique est devenue une discipline "sentimentale" (dixit Jordan lui-même). On est passé des hard skills (savoir réciter le code rural) aux soft skills (savoir ne pas bégayer chez Hanouna).
Bardella est une pure créature du marché de l'attention. Sa Hardiesse sociale (Extraversion) et son charisme de vendeur de voitures de luxe compensent largement son absence de background académique auprès d'un électorat qui cherche un "garde du corps" plutôt qu'un prof de géo.
Conclusion : le diplôme est l'uniforme des esclaves
En résumé, la polémique sur le diplôme de Bardella est le dernier combat d'une élite qui croit encore que le savoir est une propriété d'État. Pour l'électorat "C-O", Bardella est un bug. Pour les autres, il est la preuve qu'on peut pirater le système sans passer par la case examen.
Alors, Jordan a-t-il le niveau? Le marché électoral semble dire que oui. Et si vous n'êtes pas contents, vous pouvez toujours encadrer votre Master de sociologie et le regarder en attendant que le prochain prélèvement fiscal tombe. C'est ça, la magie de la méritocratie à la française.
