Tchernobyl 40 ans après : ces régions françaises où la radioactivité reste élevée

Tchernobyl 40 ans après : ces régions françaises où la radioactivité reste élevée


Partager cet article

Quarante ans après le passage du nuage radioactif, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) admet enfin la persistance de zones contaminées sur le territoire national. En 1986, Pierre Pellerin assurait que le nuage radioactif s'était "arrêté à la frontière". Quarante ans plus tard, l'ASNR confirme l'inverse, des régions françaises restent contaminées avec une rémanence durable du césium 137 et du strontium 90.

Quarante ans plus tard, les effets de l’accident de Tchernobyl sont toujours détectables en France. Selon un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), la radioactivité demeure « plus élevée qu’ailleurs » dans plusieurs régions du pays. Ces dernières analyses de l’Autorité de sûreté nucléaire montrent une persistance de césium 137 dans plusieurs régions françaises. Une trace durable d’un accident que les autorités avaient tenté de minimiser.

Les zones de rémanence élevée identifiées par l’ANSR


Le samedi 26 avril 1986, un réacteur de la centrale atomique de Tchernobyl, en Ukraine, a explosé. C’était la pire catastrophe radioactive de l’histoire.  Le réacteur qui a explosé a libéré un nuage radioactif ayant contaminé l’Ukraine, la Russie et plusieurs pays d’Europe, incluant la France.

Tchernobyl : ces régions françaises où la radioactivité est aujourd’hui “plus élevée qu’ailleurs”
L’Autorité de sûreté nucléaire a réalisé de nouvelles analyses pour déterminer les régions encore touchées par la radioactivité en France.

Quarante ans plus tard, l’effet de cet accident est toujours détectable dans l’Hexagone. En effet, un rapport publié par l’ASNR le dimanche 26 avril 2026 a révélé que la radioactivité demeure « plus élevée qu’ailleurs » dans de nombreuses régions françaises. Parmi les zones de rémanence radioactive élevée identifiées figurent les Vosges, l’Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, les Alpes-de-Haute Provence, les Pyrénées-Atlantiques et l’Est de la Corse.  

Nucléaire et Frexit : la France a dix ans pour redevenir la première économie d’Europe
Internationalement, le nucléaire a de nouveau le vent en poupe. La France devrait en profiter, au moment où l’économie allemande

Dans son rapport,  l’ASNR a précisé que « la rémanence des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires durant la guerre froide et de l’accident de Tchernobyl est potentiellement la plus élevée » sur ces régions.

Le déroulement de l’accident de Tchernobyl | ASNR Recherche et expertise
Le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en service depuis 1983, explose accidentellement lors de la réalisation d’un essai technique. L’énergie libérée par l’explosion entraîne l’émission brutale dans l’atmosphère, jusqu’à plus de 1 200 mètres de hauteur, des produits radioactifs contenus dans le cœur du réacteur nucléaire. Les rejets se poursuivent jusqu’au 5 mai 1986.

La dose efficace moyenne liée à Tchernobyl restait faible en 2020 (environ 1 microSievert par an pour un citadin), mais pouvait atteindre 20 microSieverts dans les zones les plus touchées pour qui fréquente longtemps les espaces boisés.

L’inertie des sols et le piège alimentaire


Le rapport technique souligne une distinction entre les produits de culture et les ressources sauvages. Si les légumes-feuilles et les céréales s'alignent désormais sur les moyennes nationales, la « mémoire » radioactive se cristallise dans les denrées forestières.

Réduction du nucléaire : après l’aveu d’échec de Bruxelles, et si la France claquait la porte ?
Après des années de politique énergétique contestée, Ursula von der Leyen reconnaît (enfin) que la réduction du nucléaire en Europe fut une erreur stratégique. En pleine crise au Moyen-Orient, cette prise de conscience tardive relance le débat sur la souveraineté énergétique de la France. Lors du Sommet international sur l’

Les champignons et le gibier conservent des niveaux élevés de césium 137. Cette réalité biologique contredit des décennies de discours lénifiants portés par les élites technocratiques françaises qui, sous couvert de protection de la filière nucléaire souveraine, ont longtemps minimisé l’impact sanitaire des dépôts au sol.

Les globalistes ont-ils envoyé un drone sur Tchernobyl pour empêcher la paix en Ukraine?
Je vous disais hier: l’Ukraine et Israël sont comme les deux bastions où se réfugient les néoconservateurs dans l’espoir de

Au fond, cet anniversaire met en lumière les limites de la transparence étatique face aux accidents nucléaires transfrontaliers. Personne n’a indemnisé les Français potentiellement exposés, tandis que l’Ukraine, déjà bénéficiaire d’aides européennes massives pour sa guerre actuelle, n’a jamais eu à répondre des conséquences civiles de 1986.

Les élites successives ont préféré rassurer plutôt que d’informer pleinement ; les citoyens, eux, paient encore le prix d’une mémoire radioactive incrustée dans certains terroirs.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé