Vers une crise du logement neuf qui va faire mal

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Faut-il craindre une crise du logement neuf qui touchera durement le secteur de la construction et témoignera à la fois d’un déficit de confiance des ménages et de leur discrète mais réelle paupérisation (au cœur de la crise des Gilets Jaunes) ? C’est ce qu’indique le président de la Fédération Française du Bâtiment, Jacques Chanut, dans une tribune livrée aux Echos ce mois-ci. On retiendra avec attention son argumentation, qui illustre la profondeur du malaise économique actuel.

Le logement neuf donne d’importants signes de faiblesse. Comme l’indique Jacques Chanut dans une tribune sur le Cercle des Echos, intitulée « logement neuf : chronique d’une crise annoncée », les mises en chantier accusent un profond recul. En un an, on compte 15.000 mises en chantier de moins, soit une baisse de 3,5%. La baisse des demandes de permis de construire est proche du double.

Pour Chanut et la FFB, cette tendance inquiétante s’explique par la baisse des aides au logement, portée par Bercy.

On notera que cette campagne n’intervient pas complètement innocemment. En plein débat budgétaire, la FFB fait le forcing pour préserver les interventions de l’Etat en faveur de ses adhérents. Ce 18 novembre, la Fédération a d’ailleurs réuni 300 professionnels au cœur même de l’Assemblée Nationale pour influencer le débat. Manifestement, il ne s’agit que d’un début:

Dans les prochaines semaines, le bâtiment devrait continuer à travailler avec les parlementaires. Son objectif : rétablir l’APL accession, rejetée en première lecture à l’Assemblée nationale.

L’heure est donc à la mobilisation auprès des élus LREM. La FFB a notamment entraîné Jean-Luc Lagleize, député Modem de Haute-Garonne et auteur du rapport sur la maîtrise du coût du foncier remis au Premier ministre le 6 novembre dernier, dans son sillage. L’intéressé connaît bien ce sujet, puisqu’il a créé Info Patrimoine, une société spécialisée dans le conseil patrimonial et financier auprès de laquelle il continue à collaborer.


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