USA : 7,8 millions de dollars accordés à des employés de BART licenciés pour refus du vaccin COVID

USA : 7,8 millions de dollars accordés à des employés de BART licenciés pour refus du vaccin COVID


Partager cet article

Un jury fédéral accorde plus d’un million de dollars chacun à six anciens employés de Bay Area Rapid Transit (BART), licenciés pour avoir refusé le vaccin Covid. Avec l’injonction vaccinale de Biden durant le COVID, si l’employé n’a pas reçu au moins une dose de vaccin anti-covid, ce dernier pourra être licencié et non rémunéré. Protéger les autres « vaccinés », c’était l’argument le plus mis en avant par la caste pour forcer à la vaccination . Pourtant le constat était bien là, « les vaccins COVID » ne protègent pas un individu de l’infection, ni de sa transmission. La suspension des non vaccinés étaient une décision purement politique.

Le tribunal fédéral du district nord de Californie vient d’ octroyer un total de 7,8 millions de dollars à six anciens travailleurs de BART, victimes de licenciement en raison de leur refus de vaccination pour motifs religieux. Ces employés, considérant que leur foi leur interdisait de se faire vacciner, avaient déposé une plainte contre l’agence de transports pour non-respect de leurs droits religieux. Chaque plaignant a ainsi reçu entre 1,1 et 1,5 million de dollars, un verdict qui marque une étape importante dans la reconnaissance des convictions personnelles face aux obligations sanitaires. . Aux Etats-Unis, l’obligation vaccinale et la question du port du masque ont été des sujets à controverse. Depuis le mois de novembre 2021, Joe Biden a enchaîné les revers devant les juridictions, concernant l’application de la vaccination obligatoire COVID-19.

Des convictions religieuses inébranlables au détriment de l’emploi

Kevin Snider, avocat principal représentant les plaignants par l’intermédiaire du Pacific Justice Institute, a souligné la détermination des travailleurs à ne pas renier leurs convictions. « Les employés de BART ont préféré sacrifier leur travail plutôt que de compromettre leur foi, » a-t-il déclaré, affirmant que cela témoignait de la sincérité de leur démarche. Parmi les plaignants, certains cumulaient des décennies d’ancienneté, dont un employé au parcours exemplaire, avec plus de trente années de service et une ponctualité irréprochable.

Malgré leur exemplarité, les six employés ont dû quitter l’entreprise pour refus du vaccin, exigé par BART depuis octobre 2021. Une politique stricte d’immunisation contre le Covid-19 avait été imposée par l’administration Biden comme condition d’emploi, et, selon le procès, près de 180 employés avaient alors demandé des exemptions pour raisons religieuses ou médicales.

Un refus d’accommodements jugé illégal

Alors que BART avait accordé des exemptions religieuses pour 70 de ces travailleurs, l’agence n’a cependant offert aucun aménagement spécifique permettant de préserver leur emploi. Le procès a révélé une différence de traitement significative entre les demandes d’exemptions religieuses et médicales, les seconds cas ayant bénéficié de bien plus de souplesse de la part de l’agence. En effet, un employé sur trois ayant demandé une dérogation médicale a obtenu un aménagement, ce qui n’a pas été le cas des exemptés religieux.

Les avocats des plaignants ont rappelé que la loi californienne sur l’emploi et le logement équitable oblige les employeurs à proposer des options alternatives, comme le télétravail, la modification des horaires ou des tâches. Cette absence d’aménagements a  été jugée comme une violation directe de leurs droits.

Alors que l’agence BART n’a pas souhaité commenter ce jugement, cette décision ouvre un débat sur l’équilibre entre les mesures sanitaires et les droits individuels, bafoués durant la crise COVID.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le New York Times révèle la probable identité du fondateur du Bitcoin, par Renaud Jacobs

Le New York Times révèle la probable identité du fondateur du Bitcoin, par Renaud Jacobs

Un article et un podcast associé du New York Times (notamment dans l'émission The Daily d'avril 2026) présentent une enquête menée par le journaliste d'investigation John Carreyrou qui s'intéresse à la véritable identité du fondateur du Bitcoin. Une enquête stupéfiante. 1. L'identité du "suspect" L'enquête désigne Adam Back, un cryptographe britannique de renom et actuel PDG de Blockstream, comme étant la personne la plus probable derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, le créateur du


Rédaction

Rédaction

Lecornu échoue à réduire le chômage des cadres menacés par l'IA, par Elise Rochefort

Lecornu échoue à réduire le chômage des cadres menacés par l'IA, par Elise Rochefort

Le Palais Bourbon a des airs de fin de règne en ce printemps 2026. Ce jeudi 16 avril, alors que le Premier ministre tentait de faire passer, presque en catimini, la transposition de l’avenant n°3 sur l’assurance chômage, l’Hémicycle lui a opposé un refus cinglant. Un échec qui ne raconte pas seulement une maladresse législative, mais bien le séisme qui secoue le monde des cadres à l’heure de l’intelligence artificielle. L’objectif de Jean-Pierre Farandou et de Matignon était clair : s’attaquer


Rédaction

Rédaction

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Beaucoup croient que "on ne peut rien faire" pour réduire la dette. Ben si ! Pendant que la France et la Belgique s'enfonçaient, la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire. Voici comment. C’est un retournement de l’histoire qui devrait nous faire méditer, mes chers lecteurs. Il n'y a pas si longtemps, les cercles financiers et les chancelleries du Nord n'avaient qu'un acronyme à la bouche pour désigner les "pestiférés" de la zone euro : les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Ce term


Rédaction

Rédaction

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Ne vous y trompez pas : si le prix du Bitcoin semble s'assoupir dans un tunnel entre $70 000 et $76 000 depuis quelques semaines, nous ne sommes pas face à une stagnation, mais face à une mutation profonde de votre patrimoine numérique. Pour ceux qui, parmi vous, gèrent activement leur épargne salariale ou leur trésorerie d'entreprise, la période actuelle est sans doute la plus critique de ce cycle. Après le sommet euphorique d'octobre 2025 à $126 198, le marché a fait son ménage. Ce que nous o


Rédaction

Rédaction