Un paysan belge veut sortir ses concitoyens de l'avachissement !

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Aurélien Holvoet a déversé des tonnes de pommes de terre sur la Grand-Place de Bruxelles. Symbolique radicale d’une profession étouffée. Son appel final ? Non pas à l’État, mais au consommateur souverain , sur sa responsabilité individuelle, pour briser les chaînes du Mercosur.

Face à l’imminence du traité Mercosur, l’agriculteur Aurélien Holvoet secoue l’apathie citoyenne. Le fermier belge, Aurélien Holvoet a déversé des centaines de kilos de pommes de terre sur la Grand-Place de Bruxelles à l’aide de son tracteur. Il appelle les consommateurs à soutenir ses homologues face à la « concurrence déloyale » liée au traité de Mercosur. 

Un geste symbolique au but précis

Déverser 15 à 20 tonnes de pommes de terre au cœur de la capitale européenne n’a rien d’anodin. L’opération, techniquement complexe, visait à rendre visible une réalité ignorée : la pression exercée sur l’agriculture européenne par des accords commerciaux négociés loin des champs.

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Poursuivi et sanctionné, Holvoet assume. En effet, M. Holvoet a été poursuivi en justice et doit payer des amendes. Sur RTL info Signatures mercredi, il a déclaré être prêt à assumer les conséquences de ses actes.

Toutefois, il espère que via ce geste symbolique, il a pu atteindre son objectif qui constitue à « conscientiser les consommateurs ».  Ces derniers devraient « se rendre compte de ce qu’ils mangent, de la qualité », a déclaré M. Holvoet.

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Le consommateur, dernier levier de liberté

Faute d’avoir convaincu les décideurs, Holvoet s’adresse au seul acteur encore libre : le consommateur. « Se rendre compte de ce qu’ils mangent », dit-il. Acheter local, discuter avec son fermier, comprendre l’origine et la qualité des produits. Un acte simple, mais subversif dans un système qui préfère l’opacité et la dépendance aux chaînes globalisées.

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Le traité Mercosur n'est que le dernier clou dans le cercueil d'une agriculture libre. En invitant les Belges à "poser les bonnes questions", Aurélien Holvoet propose une stratégie de sécession douce par la consommation locale et directe. C'est l'unique voie pour sauver une profession sacrifiée sur l'autel du crony-capitalism européen.

Aurélien Holvoet ne regrette pas son geste, même s’il n’entend pas le répéter. Son action a rempli sa fonction : réveiller les consciences des consommateurs.


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