La compagnie low-cost Ryanair continue son exode des aéroports français. Après Bergerac, Brive et Strasbourg, c'est au tour de Clermont-Ferrand de perdre trois lignes régulières vers Londres, Fès et Porto. La raison ? Une taxe franco-française sur les billets d'avion, augmentée récemment. Ryanair dénonce une mesure qui pénalise les voyageurs et les compagnies, favorisant des marchés plus compétitifs ailleurs. Cette décision illustre parfaitement comment l'interventionnisme étatique, sous couvert de fiscalité verte, détruit les liens vitaux entre les provinces et le monde extérieur, creusant davantage la fracture territoriale.

Ryannair continue à réduire sa présence dans les aéroports régionaux en France. Après la fermeture de ses bases à Strasbourg, Brive, Vatry et Bergerac, la compagnie Low Cost a annoncé son départ de l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne à compter du 27 mars 2026. Cette décision est encore liée à la hausse des taxes aériennes. Pour rappel, le groupe a déjà prévenu que « la France risque de perdre encore plus de capacité d’investissement au profit de marché plus compétitif ».
Ryanair quitte Clermont-Ferrand
Le départ annoncé de Ryanair de l'aéroport de Clermont-Ferrand, après ceux de Bergerac, Brive ou Strasbourg, n'est pas un simple ajustement commercial.Une fois de plus, elle dénonce la fiscalité trop lourde imposée par le gouvernement français.
Cet abandon de Clermont-Ferrand a été décidé suite à l’augmentation de la taxe sur les billets d’avion. Elle est passée de 2,63 € à 7,4 € pour un billet européen en classe éco.
Pour une compagnie low-cost dont le modèle repose sur des marges faibles et des volumes élevés, cette charge additionnelle rend immédiatement non compétitives des lignes depuis des aéroports de taille modeste.

Le départ de Ryanair entraînera la suppression des lignes régulières qui relient Clermont-Ferrand à Londres, Fès et Porto. La fermeture de la base est prévue pour le 27 mars 2026.
Les régions périphériques, déjà mal desservies, voient leur accès au transport aérien se restreindre, favorisant un exode vers les hubs comme Lyon ou Paris.
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L’État fabrique le désert français
On nous parle de "transition" et de "proximité", mais la réalité est celle d'un abandon organisé. En supprimant les liaisons vers Londres, Porto ou Fès, Bercy achève la "diagonale du vide". Pour un habitant de la Creuse ou du fond de l'Auvergne, l'avion n'était pas un luxe, mais un cordon ombilical avec le reste de l'Europe.
Le train ? Une alternative de papier. Partir à 5h50 pour arriver à Paris à 9h30 — si la SNCF le veut bien — n'est pas une solution de mobilité, c'est un chemin de croix. L'Auvergne, la Creuse ou la Dordogne, déjà fragiles, sombrent un peu plus dans l'isolement. En taxant l'aérien, l'État ne transfère pas les passagers vers le rail ; il les assigne à résidence.

Ryanair a raison : "Les taxes, il y en a trop." On crée ainsi une France à deux vitesses : pour les riches, voyager reste facile ; pour les autres, c'est l'isolement. L'État, censé unir le territoire, le divise en imposant des normes uniformes qui écrasent les initiatives privées.
Le départ de Ryanair n’est pas qu’une affaire de statistiques aéroportuaires. C’est un drame économique local : licenciements, baisse du tourisme et appauvrissement des régions. Là où le marché créait de l'échange et de la richesse, l'impôt installe la déshérence.




