Taxe sur les billets d'avion: Ryanair tacle la France
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Taxe sur les billets d'avion: Ryanair tacle la France


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L'irlandais Michael O’Leary, PDG de Ryanair, première compagnie aérienne européenne, condamne la décision de la France de tripler la taxe de solidarité sur les billets d’avion. Selon lui, cette mesure est contre-productive, pénalisant l’attractivité touristique de la France et condamne même certains aéroports régionaux à la fermeture.

Dans les colonnes du Parisien, l'omnipotent patron de Ryannair, Michael O’Leary, a vivement critiqué la France, suite à la fermeture des trois lignes desservant les aéroports de Bergerac, Brive et Strasbourg. La colère de Michael O’Leary tient à un chiffre : la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) qui est passée de 2,63 € à 7,40 € par passager en mars 2025, soit 180 % de hausse.

Une décision liée à des erreurs fiscales et réglementaires

Michael O’Leary, réputé pour son extravagance et son franc-parler,n'a pas maché ses mots dans son interview avec le Parisien. Il a expliqué que la décision de fermer les lignes desservant les aéroports de Bergerac, Brive et Strasbourg résulte de la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Elle a grimpé de 2,63 € à 7,40 € par passager.

« 180 % de hausse ! »

a déclaré O’Leary, patron de la compagnie aérienne low-cost Ryanair. Il juge que cette nouvelle mesure fiscale est « totalement injustifiée » vu que le secteur « ne rapport pas beaucoup d’argent ». Notons que la fin de desserte de ces trois aéroports français est prévue pour cet hiver, engendra la suppression des lignes vers le Portugal, l’Ecosse et le Maroc.

Michael O’Leary a également taclé les contrôleurs aériens français. Il pense qu'ils sont les « moins efficaces d’Europe » et adeptes de grèves « récréatives ».

Selon lui, "en raison de leur incompétence, plusieurs vols internationaux sont annulés". Il dénonce les annulations et retards en série. Un problème qui touche aussi les vols internationaux survolant l’espace aérien français, pourtant, sans sanction pour les responsables.

Ryannair en quête d’une nouvelle croissance européenne mais sans la France

Malgré la commande de 330 nouveaux Boeing et un objectif de passer de 200 à 300 millions de passagers d’ici dix ans, Ryanair ne prévoit pas d’investir davantage en France.

Pour O’Leary, la fiscalité punitive française prive le pays d’opportunités économiques, alors que les investissements iront dans les pays où les gouvernements « comprennent que surtaxer, c’est tuer le trafic ».

« Nous irons là où c’est moins cher »

a déclaré le PDG de Ryannair, qui a confié que plusieurs pays ont abaissé, voire même supprimé, leurs taxes. C’est le cas d’Italie, de la Suède et de la Hongrie.

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, interrogé par Le Parisien, a fermement réagi : « Je n’accepte pas ce genre de procédés. Le dialogue, oui, mais pas les menaces ». Il reproche à Ryanair de ne pas reconnaître avoir doublé ses bénéfices en un an et critique une communication destinée selon lui à éviter de remplir ses obligations sociales et fiscales.

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