Taxe Zucman : une guillotine fiscale pour les entreprises
Photo by wang binghua / Unsplash

Taxe Zucman : une guillotine fiscale pour les entreprises


Partager cet article

La taxe Zucman sur les ultra-riches est une spoliation qui menace innovation et emploi. Entrepreneurs et patronat sonnent l’alerte.

Le Medef, fer de lance de la révolte des patrons, dénonce la taxe Zucman comme une attaque contre l’investissement. Entre promesses non tenues et menaces de mobilisation, le front patronal se lève contre une fiscalité jugée mortifère.

Mythe de la taxe miracle

L’intervention d’Éric Coquerel sur BFM Business, président de la commission des finances , a mis en lumière une réalité brute: pour une partie de la classe politique, l’économie réelle reste un concept abstrait.

Son raisonnement ? Si une entreprise ne « gagne pas d'argent », elle ne « produit pas de patrimoine ».

Cette méconnaissance est au cœur du débat sur la taxe Zucman, présentée par ses partisans comme une solution miracle à nos déficits. Mais comme le souligne le président du Medef, Patrick Martin, il s'agit d'un mensonge pur et simple.

C'est une politique contre-productive qui décourage l'investissement, la prise de risque et l'innovation. La taxe Zucman, en particulier, cible directement les fondateurs de startups comme ceux de Mistral AI, dont le patrimoine est lié à la valeur, encore virtuelle et non liquide, de leur entreprise. Les obliger à vendre leurs actions pour payer l'impôt, c'est leur couper les ailes en plein vol. C'est littéralement tuer la poule aux œufs d'or.

La France ne souffre pas d’un manque de recettes fiscales. Le véritable fléau est une dépense publique excessive et un manque d'investissement productif. Les propositions de la gauche, en visant à augmenter les impôts des entreprises, ne font qu'aggraver ce problème.

Le front uni des entrepreneurs contre la spoliation

« Les entreprises ne peuvent pas supporter de nouveaux impôts ».

a martelé Patrick Martin. La menace d'une « grande mobilisation patronale » n'est pas à prendre à la légère. Les patrons ne veulent pas descendre dans la rue, mais ils sont prêts à se faire entendre, en réunissant des milliers de chefs d'entreprise pour signifier leur refus d’être la « variable d’ajustement » du budget.

« Les entreprises françaises sont déjà les plus imposées de l’OCDE », rappelle-t-il, avec 13 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires attendus en 2025.

Il dénonce une « forme de spoliation » dans la taxe Zucman, car elle inclut dans son assiette l’outil de travail de l’entrepreneur.

  • Une attaque contre l’investissement :l'intégration du patrimoine professionnel dans le calcul de la taxe décourage la prise de risque et l’investissement, pourtant essentiels à la croissance.
  • La mort des startups : pour les entreprises technologiques comme Mistral AI, dont la valeur est colossale mais les bénéfices encore inexistants, cette taxe les forcerait à vendre une partie de leur capital pour s’en acquitter.
  • Le contresens stratégique : taxer le capital productif, c’est tuer la source de la création d’emplois et de richesse, affaiblissant ainsi la compétitivité française face à des rivaux mondiaux.

Le cri du monde économique

Le message des entrepreneurs est clair : « Ne cassons pas l’élan entrepreneurial français ! »

Le Medef ne demande pas d’aide, mais demande à être libéré du fardeau fiscal qui les étouffe.

La taxation des hauts patrimoines productifs est une idéologie, qui ne cherche pas à enrichir la nation, mais à niveler par le bas. Si la France veut retrouver sa puissance économique et son indépendance, elle doit cesser de considérer ses entrepreneurs comme une source inépuisable de revenus pour l’État et commencer à les considérer comme les moteurs de son avenir.

L'épisode Coquerel est un signal d'alarme. Il révèle l'idéologie anti-richesse, anti-croissance et anti-liberté qui anime une partie de la classe politique. Le projet de Gabriel Zucman, soutenu par la gauche radicale n'est pas une solution technique, c'est une déclaration de guerre contre l'esprit d'entreprise. Son rejet doit être total et sans appel. L'avenir économique de la France en dépend.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le Courrier récompense la loyauté de ses abonnés : le dossier "Epstein et le MOSSAD" vous est donné gratuitement

Le Courrier récompense la loyauté de ses abonnés : le dossier "Epstein et le MOSSAD" vous est donné gratuitement

La publication massive de documents par le ministère américain de la Justice le vendredi 30 et le samedi 31 janvier 2026 marque une étape nouvelle dans la transparence de l'affaire Epstein. Cette déclassification, qui porte sur plus de 3 millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos, apporte des éclairages inédits sur les réseaux du financier. Pour permettre à nos abonnés d'y voir plus clair, nous leur offrons aujourd'hui le dossier de synthèse que nous avons rédigé sur cette affaire. Ce


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Ingénierie sociale et cyberguerre électorale : comment Trump a gagné en 2016

Ingénierie sociale et cyberguerre électorale : comment Trump a gagné en 2016

Le Courrier évoque régulièrement les techniques d'ingénierie sociale qui se sont banalisées dans nos démocraties pour mieux contrôler le débat public. Je rends ici hommage aux apports essentiels de Steve Banon à la campagne présidentielle de 2016, sans lesquels Trump n'aurait probablement pas gagné cette année-là. L'élection présidentielle américaine de 2016 marque un point de rupture historique dans l'évolution des communications politiques mondiales, transformant le paysage démocratique en


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La chute du cours de l'or observée aujourd'hui, le 30 janvier 2026, est directement liée à la nomination de Kevin Warsh par le président Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Cette baisse s'explique par trois mécanismes financiers majeurs déclenchés par ce choix : 1. Le profil "Hawkish" (Faucon) de Kevin Warsh Kevin Warsh est perçu par les marchés comme un "faucon", c'est-à-dire un responsable favorable à une politique monétaire plus stricte po


Rédaction

Rédaction

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

L'actualité nous offre une nouvelle séquence dont la mise en scène frise l'indécence. Arno Klarsfeld, figure médiatique et héritier d'un combat mémoriel nécessaire, a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine » suite à des tweets qualifiés d'« abjects ». Au cœur du litige : ses propos sur l'utilisation du terme « rafles » pour qualifier les interpellations d'étrangers en situation irrégulière. Si l'on peut, par principe, condamner la violence numérique des réseaux sociaux, il est


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe