Sénat: les amendements LR que nous critiquions retirés avant le débat


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Mardi dernier, nous signalions qu’au Sénat, deux amendements portés par le sénateur LR Bizet, remettaient en cause la liberté d’entreprendre pour le 1,5 millions d’entreprises françaises comptant des salariés. En l’espèce, il s’agissait de rétablir un système, aboli en 2013, de choix imposé par les branches d’un assureur monopolistique en protection sociale complémentaire. Nous avions vivement regretté que Les Républicains se fassent les porte-voix de ces dispositifs illégaux, contraires au droit européen, et contrariants pour les entreprises. Au demeurant, ce dispositif défendu par des syndicats comme FO sont, de notoriété publique, destinés à financer en sous-main les organisations syndicales. Finalement, ils ont été retirés.

Certains ont vivement réagi à mon propos de mardi, où j’appelais à sanctionner la liste LR aux européennes après ces amendements ahurissants où un parti qui se réclame du libéralisme proposait de ressusciter un dispositif anti-concurrentiel dénoncé par l’Autorité de la Concurrence en 2013. Preuve que la morsure médiatique peut être efficace: LR retirait ces amendements dans la journée.

Sur le fond, l’occasion nous est donnée de préciser un ou deux points aux lecteurs. D’abord, le Courrier des Stratèges se revendique sans ambiguïté d’un authentique libéralisme, c’est-à-dire d’une vraie liberté d’entreprendre (pas celle du capitalisme de connivence qui, selon nous, étrangle notre pays de façon de moins en moins supportable). Notre appel à sanctionner des listes non libérales n’a rien de surprenant. Deuxièmement, l’expérience montre que, pour être lu, il vaut parfois mieux être mordant que consensuel. C’est le dur paradoxe de la réalité…

Ce faisant, nous savons gré aux dirigeants de LR d’avoir fait le bon choix en retirant immédiatement leurs amendements urticants. C’était une mesure salutaire… la vie des entrepreneurs est suffisamment compliquée comme ça. Nous présentons donc nos cordiales salutations à Laurent Wauquiez et à François-Xavier Bellamy.


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