Le co-fondateur de Pink Floyd, Roger Waters, accuse Biden de jeter de l’huile sur le feu en Ukraine – et ça fait grincer des dents!

Le co-fondateur de Pink Floyd, Roger Waters, accuse Biden de jeter de l’huile sur le feu en Ukraine – et ça fait grincer des dents!


Partager cet article

Début mars, l’ancien membre de Pink Floyd, Roger Waters, a qualifié « d’acte d’un gangster » l’invasion de Vladmir Poutine en Ukraine. L’artiste britannique de 78 ans semble actuellement changer de registre. Dans une interview sur CNN, il a qualifié Biden de « criminel de guerre ». Il accuse les États-Unis et l’OTAN d’alimenter le conflit entre les deux protagonistes, en ne faisant pas pression sur Zelensky.  Il  reproche à Biden de ne pas demander à Zelensky de négocier la fin de la guerre, au contraire, il "jette de l'huile sur le feu en Ukraine".  Avec sa sensibilité d'artiste, Roger Waters ne nous montre-t-il pas que l'opinion occidental sur la guerre d'Ukraine est en train de basculer?

Au début du conflit, au mois de mars dans une lettre ouverte à une jeune Ukrainienne Alina Mitrofanova, le rockeur du groupe Pink Floyd, Roger Waters, s’est dit : « dégoûté par l’invasion de l’Ukraine par Poutine, …c’est l’acte d’un gangster. Il doit y avoir un cessez-le-feu immédiat. ».Avant cette lettre dans une tribune pour Brave New Europe, il a déjà condamné cette agression, l’œuvre d’un « dirigeant autocratique, et peut-être déséquilibré, Vladimir Poutine », mais il a aussi profité pour fustiger « les faucons gangsters de Washington ». Ce week-end, dans une interview sur CNN avec Michael Smerconish axée sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine, et les tensions actuelles entre la Chine et Taiwan, Waters pointe désormais du doigt Biden qu’il qualifie de « criminel de guerre ». Les États-Unis ont dépassé les bornes en se mêlant des affaires des autres et il ne faudrait pas être dupe de leur « propagande libératrice ».  Une prise de position vivement critiquée par les fervents défenseurs de l’Ukraine et des États-Unis; mais qui pourrait présager d’un basculement définitif de l’opinion occidentale, loin du bellicisme, pour réclamer la paix – contre les calculs des dirigeants.

Le rockeur condamne l’invasion de l’Ukraine par la Russie

Au début du conflit en Ukraine, dans une lettre ouverte adressée à une jeune femme ukrainienne, Alina Mitrofanova, Roger Waters a largement condamné Poutine et le qualifie de « gangster ». A l’époque,  il espérait que le président ukrainien gardait à l’esprit les intérêts du peuple ukrainien, en soulignant : « j’espère que votre président n’est pas un gangster non plus et qu’il vous veut le meilleur ».

Pour rappel, cette lettre à Alina Mitrofanova avait été motivée par l’envie de la jeune femme de connaître l’opinion de Waters sur la guerre. Cette jeune Ukrainienne est « une grande fan de Pink Floyd et de Roger Waters », qui « ne [pouvai]t pas comprendre comment une personne qui a écrit un nombre important de paroles antiguerre n’a pas encore parlé de la tragédie. »

L’artiste britannique fondateur de Pink Floyd avait autrefois déclaré qu’il « comprenait » le président russe Vladimir Poutine. Dans une interview, il avait expliqué que : «  l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014 a été provoquée par l’éviction du président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch par des manifestations de rue par Washington ».

Suite à ces propos, en 2018, l’organisation non gouvernementale ukrainienne Myrotvorets, qui informe les forces de l’ordre locales sur les citoyens étrangers qui auraient commis des crimes contre l’Ukraine, a inscrit Roger Waters sur sa liste noire non officielle, tout comme l’acteur français Gérard Depardieu et le cinéaste et musicien serbe Emir Kusturica.

Au début de l’année, en plein pic de tensions entre l’Ukraine et la Russie,  Waters a même irrité ses fans en publiant sur sa page Facebook les « souvenirs de famille de la Seconde Guerre mondiale » de Poutine.

Cela n ‘avait pas empêché le rockeur d’être très critique, au début de la guerre, envers Vladimir Poutine, qualifiiant l’invasion de l’Ukraine « d’acte de gangster ».

Waters accuse Biden d’alimenter le feu en Ukraine

Ce week-end, dans un débat houleux avec l’animateur de CNN Michael Smerconish, Roger Waters change de ton. Il n’a pas hésité à accuser les États-Unis et l’OTAN d’alimenter le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Ils sont responsables de l’enlisement de la situation en Ukraine.

Waters a fustigé l’intervention de Biden dans cette guerre, en déclarant que le président américain est un « criminel de guerre ». Le numéro un américain n’encourage pas le président ukrainien Volodymyr Zelensky à négocier et à mettre fin à « cette guerre horrible, horrible », au contraire il « jette de l’huile sur le feu en Ukraine ».

Pour Waters, au lieu de faire pression sur Zelensky pour trouver un accord avec la Russie, les Occidentaux leur fournissent une aide militaire.

Pour l’artiste britannique, « cette guerre est essentiellement une action et une réaction de l’OTAN poussant jusqu’à la frontière russe, ce qu’ils avaient promis de ne pas faire lorsque [Mikhail] Gorbatchev a négocié le retrait de l’URSS de toute l’Europe de l’Est ».

Durant cette interview, le musicien a estimé que les États-Unis diffusent une pure « propagande libératrice » et qu’ils ont dépassé les bornes en apportant leur soutien à Taïwan dans un contexte de tensions avec la Chine.

Les commentaires du musicien ont suscité nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup suggérant que ses allégations étaient complètement ridicules. Lahav Harkov, correspondant diplomatique au Jerusalem Post, a déclaré : « Règle générale : Tout ce que Roger Waters dit sur la géopolitique est faux ».

A moins que le fondateur de Pink Floyd ne soit en phase avec un basculement de l’opinion occidentale vers un rejet massif de la prolongation de la guerre?


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'UE meurt plus vite avec l'Ukraine qu'avec le Frexit, par Thibault de Varenne

L'UE meurt plus vite avec l'Ukraine qu'avec le Frexit, par Thibault de Varenne

Ce 16 décembre 2025 restera sans doute gravé dans les annales de l'histoire européenne non pas comme le jour où l'Union a sauvé l'Ukraine, mais comme le moment précis où elle a décidé de sacrifier ce qui lui restait de principes fondateurs — la liberté d'expression, la sécurité juridique, et la souveraineté nationale — sur l'autel d'une guerre qu'elle ne peut plus gagner, mais qu'elle s'interdit de perdre. La machine bruxelloise, cette formidable créatrice de normes devenue une machine à broyer


Rédaction

Rédaction

Bart De Wever, agent de Poutine ou seul adulte dans la pièce? par Veerle Daens

Bart De Wever, agent de Poutine ou seul adulte dans la pièce? par Veerle Daens

Le Premier Ministre belge, Bart de Wever, a déclaré lors d'une conférence universitaire, que non seulement la Russie ne perdrait pas la guerre, mais qu'il n'était pas souhaitable qu'elle la perde. Une vraie provocation vis-à-vis de l'OTAN. Sarcasme. Réalité. Et pas un seul kopeck de subvention. Ah, Bruxelles! Ses gaufres, son Manneken Pis, et ses bureaucrates non élus qui jouent au Monopoly avec votre compte en banque. C'est la saison des fêtes, et comme cadeau, la Commission Européenne a déci


CDS

CDS

En marche vers 9 milliards d'impôts supplémentaires cette semaine...

En marche vers 9 milliards d'impôts supplémentaires cette semaine...

Ce 16 décembre 2025, alors que le Sénat vient de rendre sa copie budgétaire, une vérité crue émerge du brouillard législatif : le gouvernement va devoir extorquer 9 milliards d'euros supplémentaires aux contribuables français (vous !) avant la Saint-Sylvestre. Pourquoi? Comment? Voici l'autopsie d'un mensonge d'État et d'une faillite annoncée. Tout commence, comme souvent, par une soumission. Vous vous demandiez si l'engagement d'un déficit à 5 % pour 2026 était réel? Il est bien pire que ce


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026

Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026

Et si, comme le dit désormais tout haut le FMI, le maillon faible du système financier était devenu… le marché des changes ? Vous savez, ce discret marché mondial où s’échangent pourtant chaque jour près de 10 000 Mds $ de devises et de produits dérivés sur devises, à l’instar du barbare swap cambiste, cet instrument qui permet notamment aux multinationales, ou aux plus petits exportateurs, de gérer le risque que la volatilité des changes fait courir à leur trésorerie placée en diverses monnaie


FLORENT MACHABERT

FLORENT MACHABERT