Risque de thromboses : la politique sanitaire d’Emmanuel Macron pire que le vaccin AstraZeneca ?

Risque de thromboses : la politique sanitaire d’Emmanuel Macron pire que le vaccin AstraZeneca ?


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Vent de panique sur la campagne de vaccination anti-Covid-19 en Europe. La France, comme ses voisins européens l’Allemagne et l’Italie, a suspendu “par précaution” ce lundi 15 mars l’administration du vaccin AstraZeneca après des cas de thromboses ou de troubles de la coagulation sanguine chez les personnes vaccinées, sans lien avéré à ce stade avec AstraZeneca. Alors, quels sont les risques ? N’aurait-il pas mieux valu suspendre la politique sanitaire du gouvernement français depuis bien longtemps ?

1.Le vaccin AstraZeneca provoque-t-il des thromboses ?

La France a suspendu le vaccin AstraZeneca en raison de thromboses apparues chez les personnes vaccinées contre le Covid-19.

La thrombose correspond à caillot sanguin qui se forme dans un vaisseau sanguin et interrompt la circulation sanguine. Il existe deux types de thromboses : lorsque le caillot se forme dans une artère, il s’agit de thrombose artérielle tandis que lorsqu’il se forme dans une veine, on parle de thrombose veineuse appelée aussi parfois “phlébite.”

Sur les cinq millions de personnes vaccinées dans l’Union européenne avec le sérum britannique, une trentaine de troubles de coagulation ont été signalés. En France, comme l’expliquait à Marianne Annie-Pierre Béra Jonville, sur plus d’un million d’injections du vaccin, « un seul cas de thrombose multiple a été détecté via la pharmacovigilance. On le surveille de très près, mais on ne peut dire que ce soit en lien direct avec AstraZeneca, ni l’exclure totalement » [Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – NDLR].  Or, d’après le Groupe d’Étude Multidisciplinaire en Maladies Thrombotiques (Gemmat), tous les ans, une personne sur 1000 présente une thrombose veineuse en France (généralement localisé dans les jambes).

En l’état de nos connaissances, les thromboses observées chez les personnes vaccinées sont, soit une coïncidence, soit un déclencheur pour une personne prédisposée.

2.Equilibre Bénéfice/Risque de la vaccination

Toute vaccination, comme tout acte médical ou chirurgical, présente un risque (lisez les notices de médicaments ou les décharges hospitalières pour vous en convaincre). Intervient alors la notion de bénéfice / risque. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé lors d’une conférence de presse donnée ce mardi 16 mars, la directrice de l’Agence européenne du médicament en déclarant que l’institution « reste fermement convaincue que les avantages apportés par ce vaccin, y compris la prévention de la mort, dépassent de loin les risques que représente ce vaccin ». Avant de rappeler « la nécessité que les citoyens fassent remonter leurs effets secondaires ».

Dans le cas de l’Allemagne, il est vrai que le ministre de la Santé Jens Spahn a signalé 7 cas de thromboses veineuses cérébrales (les plus graves) sur les 1,7 million de vaccinés. Soit quatre cas par million d’habitants. D’ordinaire, cette proportion n’est atteinte qu’en l’espace d’un an… au lieu d’un mois.

D’abord il s’agit de statistiques. Le risque de mourir ou d’avoir des complications diverses liés à l’épidémie de la Covid-19 sont bien plus élevés. Le bénéfice risque reste en faveur du vaccin AstraZeneca. Ensuite (et toujours des statistiques), une femme utilisant une pilule contraceptive orale a un risque 7,6 fois plus élevé de développer une thrombose veineuse cérébrale, qu’une personne n’en prenant pas, sans que la pilule ne soit pour autant interdite. Enfin, le principe de précaution ne doit pas être une prime à l’immobilisme. En effet, si je ne vaccine personne, personne ne subira les effets secondaires du vaccin.

Depuis 2017, les Français auraient peut-être dû s’interroger sur le bénéfice/risque d’un état dirigé par Emmanuel Macron.

3.Une décision plus politique que sanitaire

Intéressons-nous à la France et laissons à l’Allemagne la responsabilité de ses décisions. Il est deux constats simple à établir dans la politique sanitaire de l’exécutif. D’une part, l’accélération de la vaccination en France demandée par la premier ministre est un nouvel échec. D’autre part, la stratégie présidentielle de confiner, puis déconfiner, ensuite de ne pas reconfiner mais de confiner partiellement que quelques départements et enfin de confiner tout le territoire de 18h à 6h (Couvre-feu), non seulement exaspère la population et, faute de résultats probants tourne au fiasco !

Les alertes lancées par plusieurs pays européens sur la fiabilité du vaccin AstraZeneca tombent au bon moment pour l’exécutif français. Suivant le sophisme qui veut que “je ne confine pas, parce que je vaccine“ ; “je vaccine, parce que j’ai des doses d’AstraZeneca“ ; “Comme je retire (principe de précaution) les doses d’AstraZeneca, je confine“… Le gouvernement ne pouvait rejeter la faute sur les Français encore une fois. Les élections locales approchent. Et ainsi, le Président de la République et le Premier ministre pensent se sortir de ce énième naufrage.

Mais leur politique désordonnée et leur communication brouillonne ont, très certainement, causé bien plus de dégâts que le vaccin incriminé. Combien de thromboses liées au confinement des personnes âgées (restées seules chez elles allongées ou immobiles dans leur fauteuil) ? Combien de dépressions chez les indépendants “non essentiels“ ? Combien de suicides chez les jeunes, les chômeurs ? A toutes ces questions, il faudra un jour apporter les réponses aux malades et aux familles des défunts…


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