Quand les anciens de 1968 empêchent les jeunes de dire ce qu’ils pensent de Gaza

Quand les anciens de 1968 empêchent les jeunes de dire ce qu’ils pensent de Gaza


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L’autre soir j’étais à un dîner où il y avait un soixante-huitard; un septuagénaire dont certains murmurent qu’il a encore de l’influence. Comme il jouait les anciens combattants et se plaignaient que les jeunes d’aujourd’hui n’aient pas le sens de la révolte de sa génération, j’ai jeté un froid. Je lui ai demandé pourquoi lui et la plupart des soixante-huitards que je croise imposent une stricte censure aux jeunes d’aujourd’hui concernant Gaza. Il a fallu quelques dizaines de secondes à notre ancien gauchiste devenu strict défenseur du système pour récupérer de mon coup de poing dans le ventre. Il a essayé de retrouver son aplomb mais je l’ai menacé de faire circuler, au risque de gâcher le repas, des photos des enfants palestiniens déchiquetés, des femmes émaciées qui se demandent avec angoisse si elles vont pouvoir continuer à allaiter leurs nourrissons, des hommes aux yeux bandés et dénudés, humiliés par leurs geôliers israéliens. J’ai fini par faire taire mon interlocuteur tout en sachant que je venais de gâcher le dîner au point de ne plus être réinvité à la table où tout cela se passait. Nous vivons une époque formidable.

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À compter du 15 juin, l’hôpital public de Dinan (14 000 habitants) ferme ses urgences chaque nuit jusqu’au 30 septembre. Faute de médecins, mais surtout faute d’une gestion digne de ce nom, l’État abandonne les contribuables locaux à leur sort. Une décision scandaleuse qui révèle toute l’impuissance d’une administration, plus soucieuse d’équilibrer ses comptes que de sauver des vies. Pendant ce temps, Saint-Malo, déjà asphyxié, doit absorber les dégâts. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez


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Rédaction

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