Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026

Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026

5 min de lecture

Partager cet article

Et si, comme le dit désormais tout haut le FMI, le maillon faible du système financier était devenu… le marché des changes ?

Vous savez, ce discret marché mondial où s’échangent pourtant chaque jour près de 10 000 Mds $ de devises et de produits dérivés sur devises, à l’instar du barbare swap cambiste, cet instrument qui permet notamment aux multinationales, ou aux plus petits exportateurs, de gérer le risque que la volatilité des changes fait courir à leur trésorerie placée en diverses monnaies étrangères.

Vers une hausse des taux longs souverains

Oubliez la petite dette publique qui dérape : nous parlons ici d’une nouvelle tectonique des plaques, celle de la hausse structurelle des taux longs obligataires, un mouvement que les banques centrales ne peuvent pas combattre éternellement sans provoquer une hyperinflation. Pendant des décennies, nous avons vécu sur des taux courts planchers grâce aux flux d’épargne étrangers, permettant aux États-providence d’aller de gaspillage en gabegie : cette époque est révolue.

Aux USA, le « déficit jumeau » (budgétaire et extérieur) oblige le pays à emprunter près de 10% de son PIB année après année. Le service de la dette américaine est en passe de dépasser les dépenses du Pentagone. La situation n'est pas moins explosive de ce côté-ci de l’Atlantique, où le marché des changes apparaît comme un « trou noir », notamment le système eurodollar, d’où les liquidités non bancaires peuvent s'évaporer instantanément, entraînant dans leur sillage les autres marchés de capitaux. La confiance est le dernier rempart, et force est de constater qu’elle est en train de se lézarder sous l'effet des tensions géopolitiques et de la fuite des capitaux vers l'or et les devises-refuge.

Le triangle de Mundell,ou comment un Frexit mal anticipé pourrait tourner à la catastrophe

Le risque, c’est que, dès 2026, la hausse du coût de la dette (problème de solvabilité) se double d’une crise de liquidité (nos créanciers internationaux, notamment asiatiques, préférant investir localement leurs excédents d’épargne), ce qui provoquera des défauts souverains, sur fond de krach obligataire (qui a déjà commencé). Et devant ce scénario catastrophe, que croyez-vous que feront nos preux politiciens ? Ils n’auront qu’un réflexe pour sauver le système monétaire et la branche sur laquelle ils sont (confortablement) assis : imposer l'immobilisation forcée des capitaux !

L'URSSAF réclamait 310 000 € à une entreprise: elle n'a jamais produit le procès-verbal
Photo by Mufid Majnun / Unsplash

L'URSSAF réclamait 310 000 € à une entreprise: elle n'a jamais produit le procès-verbal

Près de dix ans de procédure, une réclamation initiale de 1,86 million d’euros, puis 310 511 € exigés au titre du travail dissimulé d’un sous-traitant : l’affaire illustre le poids financier d’un redressement contesté. Le 7 septembre 2026, le tribunal judiciaire de Lyon a annulé la totalité de la somme réclamée par l’URSSAF, faute pour celle-ci d’avoir produit les procès-verbaux permettant de vérifier le bien-fondé de la dette. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER ·


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Au 1er novembre, 95 communes du Nord n'auront plus le droit d'allumer leur cheminée
Photo by andre govia / Unsplash

Au 1er novembre, 95 communes du Nord n'auront plus le droit d'allumer leur cheminée

À partir du 1er novembre 2026, les foyers ouverts seront interdits dans 95 communes de la métropole européenne de Lille (MEL), y compris lorsqu’ils servent de chauffage d’appoint. Aucune loi nationale n’a pourtant été votée pour imposer cette interdiction : le dispositif repose sur des arrêtés préfectoraux, pris au nom de la qualité de l’air. Quant aux sanctions encourues, les montants annoncés varient selon les sources, sans que les particuliers disposent d’une réponse suffisamment claire.


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié

« Touche ton nez devant tout le monde » : à 71 ans, il a obtenu 1 000 $ de l'hôpital qui l'avait humilié

Au Canada, le 2 septembre 2025, Alain Dupuis sort d’une séance d’inhalothérapie à l’Hôpital de Saint-Georges, en Beauce ( Québec). Deux agents de sécurité le retiennent, menacent d’appeler la police et lui font toucher son nez devant des passants. Il faudra un an, deux recours et un juge pour obtenir 1 000 $ canadiens sur les 5 000 réclamés. Et surtout pour faire reconnaître une atteinte à sa dignité, ce patient aura dû affronter l’institution censée le soigner. LE COURRIER DES STRATÈGES


Rédaction

Rédaction