Pendant que le gouvernement annule à nouveau le visa de Djokovic, une mère de famille australienne se voit contingenter les achats pour nourrir sa famille

Pendant que le gouvernement annule à nouveau le visa de Djokovic, une mère de famille australienne se voit contingenter les achats pour nourrir sa famille


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Nous avions annoncé  que le Ministre de l'Immigration australien annulerait à nouveau arbitrairement le visa de Novak Djokovic. Il est probable que le gouvernement australien gagnera ce bras de fer. Et s'enfoncera un peu plus dans le collectivisme. Au moment où l'on apprenait le nouvel acte de tyrannie sanitaire de Canberra, une mère de famille déposait un message sur les réseaux sociaux pour raconter sa détresse devant des étalages mal ou pas approvisionnés qui l'empêchent de de nourrir sa famille correctement.

Comme nous vous l’avions annoncé, le Ministre de l’Intérieur, loin de respecter les Principes du Droit et la décision d’un tribunal. Il a considéré – dans une construction juridique digne d’un pays fasciste, que le Ministre pouvait intuitu personae, en son nom propre, annuler à nouvau le visa. Nous vous l’avions annoncé comme un rebondissement probable. 

Le joueur et le gouvernement australien en sont donc à deux manches partout ! Tout va dépendre du jugement rendu par la Cour Fédérale australienne dimanche. En attendant, il n’est pas impossible, que le joueur soit à nouveau placé samedi dans un hôtel de quarantaine. Et la direction du tournoi a prévu de le faire jouer lundi s’il gagne en justice dimanche. Autant dire que l’esprit de liberté de Djokovic en a fait une cible pour tous les médiocres et les esprits bornés. Certains joueurs ne brillent pas par leur ouverture d’esprit. Ainsi Andy Murray déclare-t-il avec suffisance qu’il ne va pas accabler quelqu’un qui est à terre. Et l’ancien champion allemand Boris Becker explique à l’actuel numéro un mondial avec le raisonnement qui permet toutes les tyrannies: « tout serait tellement plus simple si tu te faisais vacciner ». 

Pendant ce temps, une mère de famille australienne ne peut pas acheter assez de charculterie pour nourrir ses enfants

Ce 13 janvier, une mère de famille australienne écrivait ceci en interpelant sur twiter Dominic Perrottet, le Premier ministre de l’Etat de News South Wales où elle vit: 

« J‘ai pleuré dans un magasin Coles hier lorsque quelqu’un du personnel m’a demandé de remettre des saucisses en rayon du fait du rationnement. je lui ai expliqué que nous avions sept enfants et lui ai proposé de lui montré ma carte Medicare et des photos de Noël. 

Comment fait-on pour nourrir sept enfants quand le gouvernement les a laissés tomber.

Juste pour clarifier, je ne suis pas en train d’organiser un marché noir de saucisses ici.

Les seuls paquets restants étaient des saucisses gourmet coûteuses avec 5 dans un paquet, je voulais 3 paquets pour que les enfants puissent en avoir 2 chacun.
L’employée de Coles ne faisait que son travail, c’est un échec du gouvernement et c’est elle qui en fait les frais.

Mais elle a ajouté que la limite était « par personne » et que la prochaine fois, il fallait amener des enfants pour qu’ils effectuent leurs propres transactions.
Juste pour clarifier :
– Famille recomposée
– Nous vivons à la campagne = moins d’options
– Je ne suis pas retourné au magasin parce que j’étais contrarié et embarrassé.
– Mon père a pris de la viande de boucherie et l’a déposée, mes enfants ne sont pas affamés, je suis juste en colère contre l’échec du gouvernement dans cette situation prévisible.

On s’attendrait à voir cette curieuse combinaison – le gouvernement se concentre sur un cas individuel à traiter et il laisse par ailleurs l’économie péricliter – à l’autre bout du Pacifique, en Corée du Nord. Mais en fait l’histoire du XXè siècle nous enseigne comment les fascismes et les communismes ont détruit l’économie et fait basculer dans le totalitarisme. La politique du « zéro-Covid », avec ses confinements inividuels drastiques,  a complètement désorganiser l’approvisionnement des magasins. 

Le contraste entre l’affaire Djokovic et la détresse de cette mère de famille est flagrant. 


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