Obligation vaccinale : Biden veut forcer la main aux entreprises de plus de 100 salariés

Obligation vaccinale : Biden veut forcer la main aux entreprises de plus de 100 salariés


Partager cet article

Le président américain Joe Biden - ou ceux qui gouvernent derrière lui -  a présenté une proposition de norme temporaire d’urgence qui concerne l'obligation vaccinale dans les entreprises comptant 100 employés ou plus. Si le décret fédéral en question est approuvé, il obligera les salariés travaillant dans des structures de plus de 99 personnes à se faire vacciner ou à subir des tests réguliers. Mardi dernier, le ministère du travail a soumis le texte à la Maison-Blanche. il est est déjà sujet à nombreux controverses. et l'occasion d'un bras de fer entre l'Etat fédéral et des Etats.

A propos du mandat de Biden

Le processus d’approbation du décret de Joe Biden concernant la vaccination obligatoire anti-Covid  dans les entreprises de plus de 100 personnes est en bonne voie. Présentée par le président Biden au mois de septembre, cette norme va également obliger les employeurs à accorder des congés payés à leurs salariés afin que ces derniers puissent se faire vacciner. Le non-respect de cette mesure exposerait les chefs d’entreprise à des sanctions lourdes, notamment le paiement d’une amende, dont le montant peut aller jusqu’à 13.600 dollars par salarié concerné.

Cette proposition de décret a été finalisée à la Maison-Blanche mardi dernier 12 octobre. Selon l’administration de la santé et de la sécurité au travail du ministère du Travail, sa publication est attendue pour bientôt.

Mandat contesté par 23 procureurs généraux

Notons que, pour prendre les devants, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a  publié un décret interdisant aux professionnels dans le secteur privé de son Etat d’appliquer l’obligation vaccinale.

Face aux opinions contradictoires du locataire de la Maison Blanche et du gouverneur du second Etat le plus peuplé des Etats-Unis, de nombreuses entreprises ayant des filiales ou succursales dans différents Etats sont dans une totale confusion. C’est le cas des compagnies aériennes et pétrolières ainsi que les détaillants. Ils attendent les détails de la nouvelle norme afin d’identifier les règles à appliquer.

Le mandat fédéral est aussi contesté par 23 procureurs généraux républicains. Ils ont déclaré qu’ils vont chercher tous les moyens légaux possibles pour empêcher la mise en œuvre de ce mandat.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : J'adore Macron et son nouveau look de dictateur latino

L'humeur de Veerle Daens : J'adore Macron et son nouveau look de dictateur latino

Ah, Emmanuel… Je dois vous faire une confidence : depuis mon petit appartement de Malines, alors que je regarde la Dyle couler tranquillement sous un ciel de plomb, je ne peux m’empêcher de fixer mon écran. C’est beau, c’est inquiétant, et on ne peut pas détacher ses yeux du spectacle. À 29 ans, je suis sans doute une cible facile pour ce genre de charisme. Mais là, il a franchi un cap. À Davos, au milieu des sommets enneigés et de l'entre-soi des puissants, notre « Mozart de la finance » a ran


CDS

CDS

Trump, comme le Titanic, va-t-il se heurter à l'iceberg de la réalité? par Thibault de Varenne

Trump, comme le Titanic, va-t-il se heurter à l'iceberg de la réalité? par Thibault de Varenne

Il règne cette année à Davos une étrange atmosphère de fin de règne, ou peut-être, plus effrayant encore, de début d'une ère dont personne ici ne possède le mode d'emploi. La station alpine, habituée aux murmures feutrés du consensus technocratique, a été percutée de plein fouet par un objet politique non identifié, ou plutôt trop bien identifié : le retour physique, tonitruant et sans filtre de Donald Trump. Le thème officiel de cette 56ème réunion, "Un Esprit de dialogue", sonne désormais com


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Le peuple et la nostalgie du sacrifiable : pourquoi la France ne sait plus "faire société"

Le peuple et la nostalgie du sacrifiable : pourquoi la France ne sait plus "faire société"

En ce 21 janvier 2026, anniversaire de la décapitation de Louis Capet, la France se recueille, ou plutôt, elle s'interroge. Sous la grisaille d'un hiver incertain, aussi mou du genou que le Bloc Central, le souvenir de la place de la Révolution et du couperet tombant sur le cou de Louis XVI n'est plus une simple image d'Épinal pour manuels scolaires en déshérence. C’est une interrogation ouverte, un pivot que nous n'en finissons pas d'interroger. Pourquoi, deux siècles plus tard, la figure du «


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'or ne cesse de monter : quand en acheter ? par Vincent Clairmont

L'or ne cesse de monter : quand en acheter ? par Vincent Clairmont

Nous sommes le 21 janvier 2026, et le marché des métaux précieux semble être entré dans une phase de "gravité inversée". Avec une once d’or qui flirte désormais avec les 4 750 $ (dépassant largement les 4 100 € sur nos places européennes), l’adjectif « vertigineux » n’est plus une figure de style, mais une réalité comptable. Voici mon analyse de cette envolée et des forces qui pourraient, dans les mois à venir, soit briser cet élan, soit le transformer en un socle durable. Une ascension sous


Rédaction

Rédaction