Le 24 août, les Écologistes d’Auvergne-Rhône-Alpes saisissent le tribunal administratif pour obtenir les notes de frais de Laurent Wauquiez, conseiller spécial du président Fabrice Pannekoucke. La Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) a pourtant ordonné leur communication le 7 août. Mais sans effet.
Depuis mars 2026, des élus écologistes réclament les notes de frais de Laurent Wauquiez, devenu conseiller spécial du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke. La CADA a donné raison aux demandeurs le 7 août : la Région doit communiquer les documents. Pourtant, rien ne se passe, il faudra donc désormais passer par le tribunal administratif pour obtenir des justificatifs concernant l’usage d’argent public.
Une demande qui s’enlise
Les notes de frais de Laurent Wauquiez, liées à ses fonctions de conseiller spécial depuis 2024, sont réclamées depuis plusieurs mois par le groupe Les Écologistes de la région. Leur demande remonte à mars 2026.

Le 7 août, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a pourtant notifié à la Région son obligation de communiquer les documents demandés. La collectivité n’a pas obtempéré. Il faut désormais un juge pour savoir comment un élu utilise l’argent des contribuables. Cette décision aurait dû mettre un terme au bras de fer. Elle n’a, à ce jour, pas produit l’effet attendu.
La transparence sous contrainte
Le groupe Les Écologistes a formalisé sa saisine le 24 août, selon Tribune de Lyon afin d’obtenir ces justificatifs. Lorsqu’une collectivité utilise des fonds publics, les citoyens et leurs représentants doivent pouvoir contrôler leur emploi. Lorsque l’accès aux documents administratifs devient lui-même l’objet d’un contentieux, le principe de transparence perd une partie de sa substance.

Certes, Wauquiez n’est plus président. Il demeure néanmoins un acteur central de l’exécutif régional en tant que conseiller spécial. Les notes de frais concernent précisément cette période. L’opposition ne dispose d’aucun chiffre public, elle ne dispose que d’un refus de communication.

Il ne s’agit pas, à ce stade, d’affirmer que les dépenses de Laurent Wauquiez sont indues ou irrégulières. Les éléments fournis ne permettent pas de le conclure. Le problème est : pourquoi faut-il multiplier les démarches, saisir la CADA, puis envisager le juge administratif pour accéder à des documents permettant simplement de vérifier l'utilisation de fonds publics ?
Cette résistance n’est pas anodine. Elle confirme qu’une partie de la classe dirigeante locale ne rend des comptes qu’au moment où le juge l’y oblige. Les citoyens, eux, continuent de financer sans pouvoir vérifier.


