Crypto : le père d’Elon Musk exploite le nom de son fils avec « Musk It »

Crypto : le père d’Elon Musk exploite le nom de son fils avec « Musk It »


Partager cet article

L’industriel milliardaire, Elon Musk, visionnaire PDG de Tesla et SpaceX, reste discret sur les cryptomonnaies malgré ses affinités avec le secteur. Contrairement à son père, Errol Musk,  a décidé de se lancer dans l’arène.Malgré leurs relations conflictuelles,Errol Musk, père de l’entrepreneur Elon Musk, opportuniste , il lance « Musk It » grâce à la notoriété de son nom et celle de son fils.  Avec l’aide de son partenaire Nathan Browne, Errol ambitionne de lever jusqu’à 200 millions de dollars. Mais ce projet suscite déjà des interrogations, notamment sur sa légitimité et ses implications familiales.

Errol Musk et son associé Nathan Browne ont dévoilé à Fortune leur projet audacieux : le memecoin « Musk It », conçu pour financer l’« Institut Musk ».Selon Errol Musk, les fonds générés par le memecoin financeront un groupe de réflexion appelé l’Institut Musk, une organisation dédiée à des projets d’ingénierie novateurs comme les véhicules volants. « Nous devons aller au-delà des roquettes », affirme Errol, qui veut faire de ce think tank une vitrine de son propre génie scientifique. Cependant, le memecoin « Musk It » n’a pas été conçu par Errol Musk, mais par une société basée au Moyen-Orient. Ce n’est qu’après l’idée de l’Institut Musk qu’Errol et Browne ont décidé d’associer leur nom au projet. Pour l’instant, peu de détails sur la structure financière ou les « tokenomics » de ce memecoin ont été divulgués, ce qui soulève des doutes sur sa transparence.

Un nom de famille monétisé au service d’un Institut Musk

Selon Errol Musk, les fonds générés par le memecoin financeront un groupe de réflexion appelé l’Institut Musk, une organisation dédiée à des projets d’ingénierie novateurs comme les véhicules volants. « Nous devons aller au-delà des roquettes », affirme Errol, qui veut faire de ce think tank une vitrine de son propre génie scientifique.

Cependant, le memecoin « Musk It » n’a pas été conçu par Errol Musk, mais par une société basée au Moyen-Orient. Cette société affiche déjà une capitalisation auto-déclarée de 11 millions de dollars, mais les investisseurs naviguent en eaux troubles.

Une relation père-fils déjà fragilisée

La décision d’Errol Musk d’exploiter le nom de famille pour lancer un projet crypto pourrait accentuer les tensions avec son fils, Elon. Déjà décrite comme tumultueuse, leur relation a été évoquée dans la biographie d’Elon Musk, rédigée par Walter Isaacson. Ce dernier qualifie Errol de « fantasiste charismatique », une description qu’Errol rejette fermement.

Malgré ses démentis, les conflits familiaux, notamment liés à sa relation avec Jana Bezuidenhout, la belle-fille d’Errol Musk avec qui il a eu deux enfants, ont laissé des traces profondes. Kimbal Musk, le frère d’Elon, a également coupé les ponts avec Errol à cause de cet événement.

Elon Musk lui-même, connu pour son franc-parler, a décrit son père comme un « être humain terrible » dans une interview en 2017 au magazine Rolling Stone , témoignant d’une profonde fracture familiale. Bien que des efforts de réconciliation aient été rapportés, l’implication d’Errol dans le projet « Musk It » pourrait rendre ces rapprochements encore plus difficiles.

Malgré les tensions, Errol revendique fièrement son droit d’utiliser le nom « Musk ». « Cela a commencé avec moi. Je suis le chef de famille », clame-t-il, rappelant qu’Elon lui aurait rendu hommage lors d’un lancement SpaceX en 2023. Une anecdote non confirmée, mais qui légitime, selon lui, son projet.

Son associé Nathan Browne ajoute : « Compter sur Elon pour soutenir ce projet, c’est manquer le sujet. » Pourtant, Errol admet que certains investisseurs associeront inévitablement « Musk It » à son fils, créant un flou potentiellement lucratif.

Un memecoin entre incertitude et opportunisme

Les memecoins, connus pour leur volatilité et leur absence de valeur intrinsèque, ont souvent été associés à des fraudes ou à des projets peu sérieux. Si Errol Musk insiste sur le fait que « Musk It » ne sera pas une simple opération de « pump and dump » (gonfler artificiellement la valeur avant de vendre), les informations manquent cruellement pour rassurer les investisseurs.

Actuellement, le token affiche une capitalisation boursière auto-déclarée de 11 millions de dollars selon CoinMarketCap. Mais sans transparence sur la distribution ou l’utilisation des fonds, les experts du secteur crypto restent sceptiques.Reste à voir si le marché croira au « chef de famille »… ou s’il préférera suivre Elon dans l’espace.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

Par Vincent Clairmont Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette fois : la première hausse de taux de la BCE depuis 2023, la correction de l'or, la rechute du Bitcoin, l'euro contre le dollar, les livrets réglementés avant la révision d'août, les échéances fiscales de juin, l'entrée en vigueur du datamining DAC8. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, p


Rédaction

Rédaction

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Par Thibault de Varenne — chronique Voici bientôt quatre ans et demi que la guerre dure à l'est de l'Europe, et nous avons cessé de la comprendre. Non que les faits manquent : ils abondent. Mais nous ne les lisons plus que dans une seule langue, celle d'un camp qui ne raconte que ses espérances. Lue depuis Moscou, Pékin et New Delhi, la carte dit autre chose. Essayons, pour une fois, de la lire avec les yeux des autres. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUI


Rédaction

Rédaction

Faut-il acheter du SpaceX ?

Faut-il acheter du SpaceX ?

Par Vincent Clairmont SpaceX fait son entrée au Nasdaq ce vendredi 12 juin, après un dépôt confidentiel auprès de la SEC le 1er avril : une levée visée jusqu'à 75 milliards de dollars — plus du double du record historique — pour une valorisation d'au moins 1 800 milliards. La question qui sature ma boîte depuis l'annonce tient en quatre mots : faut-il en acheter ? LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'ac


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

Par Vincent Clairmont Une lectrice me pose la question en commentaire : pourquoi le Courrier ne conseille-t-il jamais AuCOFFRE ou VeraCash pour les métaux précieux ? La question mérite mieux qu'une réponse de coin de table, parce qu'elle touche au cœur du sujet. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. V


Rédaction

Rédaction