Matthieu Delormeau se dit victime d'acharnement fiscal

Matthieu Delormeau se dit victime d'acharnement fiscal


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Budget en ruine, contrôles fiscaux en hausse : l’État pressurise les contribuables pour masquer son propre échec. Récemment, l'histoire de Matthieu Delormeau, le chroniqueur, a fait la une. Non pas pour ses dérapages verbaux, mais pour une expérience bien plus banale et plus française qu'on ne le pense : le contrôle fiscal. Il n'est pas un cas isolé.

De retour sur W9 avec une émission toute neuve intitulée « Tout Beau Tout N9uf »,  Cyril Hanouna a  choisi d’inviter sur la table l’ancien chroniqueur de TPMP, Matthieu Delormeau. C’était un retour très attendu des téléspectateurs. Avec son franc-parler habituel, ce dernier a évoqué son problème de drogue et le contrôle fiscal qui a entraîné la fermeture de sa société, une expérience qu’il a du mal à digérer.

Delormeau victime d'acharnement fiscal

Lors de l’émission du jeudi 11 septembre 2025, les taxes de l’Etat français faisaient partie des sujets de débat. Avec son franc-parler habituel, Matthieu Delormeau a raconté sa propre expérience avec le fisc et ses problèmes financiers. Selon le chroniqueur, son entreprise a subi un contrôle fiscal qui a duré plus d’un an.

Imaginez la scène : vous êtes un entrepreneur, votre boîte tourne, vos employés sont contents, et là, la paperasse débarque. Des tonnes de formulaires à remplir, des justificatifs à fournir, et des fonctionnaires qui vous demandent tout, tout le temps. C’est la triste expérience de Matthieu Delormeau. Il a dû mettre 21 personnes à la porte pour une simple amende de 3 568 euros. Une preuve que sa société était saine, mais que le système, lui, ne l'est pas du tout. Pour 3 568 euros d'amende, un an et demi de paperasse et 21 personnes au chômage.

« Un moment, arrêtez de me taper sur la tête. J’ai mis vingt personnes au chômage cette année et ce n’est pas à moi que ça fait le plus mal »

a-t-il déclaré. Le chroniqueur a assuré qu’il ne veut plus créer ou gérer une entreprise. L'État, dans toute sa majesté, est un géant qui s'embourbe dans sa propre graisse bureaucratique.

Faut-il rire ou pleurer ?

L’économie française ressemble de plus en plus à une basse-cour où chaque poule est suspecte de cacher un lingot sous ses plumes. Résultat : plutôt que de nourrir l’activité, on l’étrangle par excès de suspicion.

La morale de cette histoire est qu'il est de plus en plus difficile d'être entrepreneur en France, car l'État est devenu un partenaire que personne ne veut avoir. Un partenaire avec qui vous devez partager vos profits, mais qui ne vous aide pas à faire face aux difficultés. En fin de compte, la conclusion est triste. Alors que l'État s'évertue à trouver de nouvelles façons de dépenser, il choisit de faire payer les contribuables.

Si l’État veut vraiment sauver ses finances, qu’il commence par couper dans ses propres privilèges avant de harceler ceux qui créent de la richesse. L’acharnement fiscal n’est pas une politique, c’est une fuite en avant.


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