Marlène Schiappa a-t-elle profané la décapitation de Samuel Paty ?

Marlène Schiappa a-t-elle profané la décapitation de Samuel Paty ?


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L’audition de Marlène Schiappa par le Sénat, dans le cadre de la commission d’enquête sur le Fonds Marianne, restera un moment absolument sidérant du second mandat d’Emmanuel Macron. Jamais une ministre (en poste depuis 6 ans !) n’avait produit une prestation aussi pitoyable, aussi décalée en termes de niveau, et aussi révélatrice de l’incurie qui règne à la tête de l’État. Finalement, la Commission sénatoriale a mis en évidence, avec une implacable méticulosité, le dilettantisme cynique du pouvoir : un enseignant est décapité, on décide de créer un fonds, on communique avec fracas sur cette idée, puis on passe à autre chose sans plus très bien savoir si l’argent du fonds a servi ou non à rémunérer des copains. En attendant, on a « communiqué » à bon compte, quelques mois avant les élections, sur une opération qui rapporte des voix. La profanation du pouvoir n’a plus de limite.