Malgré un taux élevé de vaccination, l’épidémie pourrait repartir aux Pays-Bas

Malgré un taux élevé de vaccination, l’épidémie pourrait repartir aux Pays-Bas


Partager cet article

Aux Pays-Bas, le taux d’infection du coronavirus est en train d’augmenter rapidement. Pourtant, la couverture vaccinale est plutôt élevée dans le pays. Le gouvernement néerlandais prévoit de réintroduire des mesures sanitaires strictes. Depuis peu, on assiste à une recrudescence des cas de contaminations notamment dans les pays adeptes du "tout vaccinal". Le débat est lancé sur l'efficacité réelle du vaccin.

Une augmentation rapide des taux d’infection

Comme en

Chine ou plus de 70% de la population

est vaccinée, on assiste à une remontée du nombre de cas. Aux Pays-Bas, le taux d’infection augmente à nouveau alors que 67 % de la population est vaccinée.

Avec le retour de l’automne, on assiste à un

même scénario dans quelques pays européens

. Le ministre de la santé, Hugo De Jonge, a déclaré « Cela va tout simplement vite. Nous devons nous rendre à l’évidence que les chiffres augmentent plus vite et plus tôt que prévu ».

N’exagérons rien cependant.  Selon les statistiques, le nombre de nouveaux cas a passé de 13,43 pour 100.000 personnes à 29,27 pour 100.000 personnes au cours des deux dernières semaines. Le taux d’hospitalisation de patients du Covid-19 a aussi  légèrement augmenté.

Vers le retour des restrictions sanitaires

Le gouvernement néerlandais prévoit de tenir une conférence de presse pour vendredi prochain afin d’annoncer les mesures prises pour faire face à ce qui est présenté avec exagération comme une « nouvelle vague de la pandémie ».

Les Pays-Bas ont opté pour la fin des restrictions sanitaires, incluant la fin de la distanciation sociale et le port du masque, le 25 septembre dernier. En revanche, la présentation du pass sanitaire a été exigée récemment dans les établissements et lieux publics comme les restaurants, les bars et les cinémas. Avec la perspective d’une hausse des taux d’infection, le gouvernement néerlandais a demandé l’avis d’un groupe d’experts sur la réintroduction des restrictions.

Cependant la surréaction du gouvernement néerlandais a peut-être une autre raison, moins visible.  Les nouveaux cas pointent un éventuel manque d’efficacité de la vaccination, que la plupart des gouvernements du monde considèrent comme une panacée. Pourtant,selon une étude menée au Royaume –Uni, on s’aperçoit que les vaccinés sont plus morts du variant indien que les non vaccinés.

Sans compter les effets indésirables graves. En quelques mois, selon les chiffres officiels ,les vaccins contre le covid ont produit beaucoup plus que d’autres vaccins des effets secondaires graves voire des décès chez les vaccinés.

On nage en fait en pleine confusion. Les gouvernements présentent le vaccin comme la possible sortie de la crise sanitaire. Mais ils maintiennent en même temps – ou veulent réintroduire – des restrictions sanitaires. Et le discours consistant à dire qu’une « nouvelle vague » serait due aux non-vaccinés tient de moins en moins la route.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

Dans le cadre du reportage du Courrier à Venise (à suivre dans nos colonnes), Thibault de Varenne dresse un rappel historique de ce qu'est la Biennale d'Art de Venise, et surtout de ses ambitions diplomatiques à l'heure où la réouverture du Pavillon russe fait polémique. Depuis sa naissance à la fin du XIXe siècle, la Biennale de Venise est un sismographe sensible des séismes de la modernité, un théâtre d'ombres où la diplomatie s'écrit en filigrane sous le vernis des cimaises. Le tumulte éthiq


Rédaction

Rédaction

Par peur d’un “scénario iranien”, Kim Jong Un constitutionnalise la riposte atomique

Par peur d’un “scénario iranien”, Kim Jong Un constitutionnalise la riposte atomique

L’ombre d’une guerre de décapitation hante Pyongyang. Après l’élimination d’Ali Khamenei, Kim Jong Un verrouille son pouvoir par une clause apocalyptique. En cas d’attaque contre lui, l’armée doit lancer des armes nucléaires sans attendre aucun ordre. Un signal de terreur qui en dit long sur la fragilité des régimes totalitaires face à la stratégie de décapitation. La Corée du Nord vient d’inscrire dans sa constitution le déclenchement automatique d’une frappe nucléaire, en guise de représaille


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : de plus en plus avachie, la presse subventionnée brigittomane

L'humeur de Veerle Daens : de plus en plus avachie, la presse subventionnée brigittomane

On pourrait croire à un épisode mal écrit de Sous le soleil, mais non : c’est le sommet de l’État. Apparemment, entre deux décrets liberticides et une énième ponction sur le fruit de votre travail, le Château s’adonne au vaudeville de boulevard. Je m'abonne au Courrier On nous murmure que Brigitte aurait administré une correction manuelle à notre Jupiter national (vous savez ? la fameuse, à la sortie de l'avion). La cause ? L'ombrageuse et sublime Golshifteh Farahani. Pendant que la France


CDS

CDS

Votes parlementaires: Démok.fr, la plateforme qui menace le confort des partis

Votes parlementaires: Démok.fr, la plateforme qui menace le confort des partis

Une nouvelle webapp gratuite, Démok.fr, permet aux Français de suivre en temps réel et de voter sur les projets et propositions de loi, en parallèle de leurs députés. Lancée par un citoyen il y a dix ans dans sa conception, elle vise à combler le fossé entre représentants et représentés. Un outil simple qui rappelle une vérité trop oubliée : une fois élus, les députés n’ont aucun devoir légal de représentativité. Démok (demok.fr) est une webapp non lucrative, née d'une idée vieille d'une dizain


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany