Malgré la vaccination, le COVID fait rage en Israël

Malgré la vaccination, le COVID fait rage en Israël


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Vu les cas d’infections croissants, le Premier ministre israélien invite la population à se tenir prête à affronter une nouvelle vague qui risque de saturer les hôpitaux. En fait, les autorités israéliennes n'arrivent pas à penser Omicron, variant de moindre gravité que les prédécesseurs. Et ils continuent à prôner une vaccination généralisée. Ce qui trouve de moins en moins de soutien dans la population.

Le Premier ministre met en garde contre la " tempête " COVID-19

Israël fait partie des nations pionnières en termes de vaccination. Avec un bon trimestre d’avance sur la plupart des autres pays de l’OCDE, l’Etat hébreu a mis en place une stratégie de vaccination du « tout vaccinal ».

Aujourd’hui on recense 70% de vaccinés, – même s’il faut bien noter que la troisième dose n’a été injectée qu’à un peu plus de 40% des vaccinés.  Apparemment, au cours des derniers mois, la stratégie vaccinale se révélait payante avec une moyenne stabilisée à 659 contaminations par semaine, alors que la cinquième vague a touché une majorité de nations voisines.

Malgré la vaccination et le maintien des restrictions, les chiffres traduisent pourtant,  actuellement, une hausse des cas. Face à la situation, le Premier ministre dit même que le pays entrera bientôt dans une phase fulgurante, avec des dizaines de milliers de nouveaux cas quotidiens. Le problème, c’est qu’il a une seule explication: la vaccination !

Dans son discours, Naftali Bennet juge que, depuis le mois de juillet, la distribution de 4,2 millions de vaccins de rappel à une population qui compte près de 9,3 millions d’habitants n’est pas suffisante pour contrer la « tempête » qui fait rage ces derniers jours.

En effet, les deux dernières semaines ont été rudes pour les Israéliens, avec une moyenne de 4000 cas par jour. Bennett a ainsi affirmé « Ce sont des chiffres que le monde n’a pas connus, et que nous n’avons pas non plus connus« . Il a tenu à souligner que le gouvernement tente « de permettre à l’économie de fonctionner autant que possible, tout en protégeant les plus vulnérables d’entre nous. »

Comme nous l’avons évoqué dans nos colonnes, Israël représente un véritable laboratoire de la vaccination obligatoire et les autorités ont de plus en plus de mal à y dissimuler l’échec de cette dernière . Il a fallu jouer avec les chiffres pour faire accepter une  3ème dose vaccinale; et, pour autant, le gouvernement  ne recule pas, il s’entête.

Prévision de 20.000 nouveaux cas par semaine

Avec le variant Omicron , si l’on se réfère aux dernières 24 heures, le ministère de la Santé a rapporté 5 466 nouveaux cas de Covid-19, avec 101 patients jugés en état critique incluant 27 respirateurs artificiels. Quant aux décès recensés depuis les prémices de la pandémie, cela s’élève à 8 244.

Ce samedi, en se référant au schéma de contamination actuel, les chercheurs de l’Université hébraïque ont ainsi établi une estimation de 20.000 nouveaux cas pour la semaine à venir avec une augmentation attendue pour la semaine d’après.

Cependant, les autorités en tirent des conséquences hâtives. Ils partent de l’idée que le variant omicron est aussi dangereux que ses prédécesseurs. Une saturation des hôpitaux est envisagée pour la moitié du mois de janvier  – mais cela ne correspondrait pas à ce qu’on sait d’Omicron à l’échelle mondiale.

Les autorités israéliennes n’arrivent pas à penser en dehors du vaccin et continuent à expliquer que, selon les prévisions, les risques de développer une forme grave touchent spécifiquement les personnes qui sont âgées de plus de 50 ans n’ayant toujours pas reçu leurs injections anti-Covid et cela devrait se produire dans les semaines à venir.

À cet effet, les experts du domaine incitent les individus concernés à procéder à la vaccination dans les jours qui suivent et sensibilisent la population à se maintenir aux mesures sanitaires imposées.

Face à cette insistance sur la vaccination, la population israélienne commence à se plaindre des effets secondaires graves de la vaccination. Nous vous avons rapporté comment la société israélienne exprime sa colère et est de plus en plus déterminée contre la politique de vaccination de son gouvernement.


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