Macron veut sa défaite de « juin 40 »!

Macron veut sa défaite de « juin 40 »!


Partager cet article

Ce lundi 14 mai, Eric disait la lassitude que nous inspire à tous le retour en force de la logorrhée présidentielle, que les coups rudes portés par les oppositions avaient un temps tarie. Vous ne serez pas étonnés si je vous dis que, ce soir, Eric, a trouvé une bonne raison de ne pas pouvoir regarder l’interview présidentielle. Il m’a assigné devant mon écran pour que je puisse vous livrer une analyse. Deux points ont attiré mon attention; le « en même temps » présidentiel atteint son point de rupture; il est devenu pure et simple incohérence! On ajoutera la fébrilité d’Emmanuel Macron qui, visiblement, redoute une défaite à l’Assemblée le 8 juin prochain. Le gouvernement et les forces qui le soutiennent à l’Assemblée cherchent à tordre une nouvelle fois la Constitution pour le Président. On parle d’un recours à l’Article 40 qui prescrit que propositions et amendements des parlementaires ne sont pas recevables s’ils entraînent une diminution des recettes ou un alourdissement des charges publiques. Visiblement le Président et son premier ministre ont définitivement décollé du réel. A moins, l’inconscient étant, comme disait Lacan, « structuré comme un langage », que Macron recherche sa défaite de « juin 40 »! Une chose est certaine: acculé par ses adversaires, le Président est désormais dans une impasse. C’est le moment de redoubler d’efforts pour obtenir le changement libérateur: la convocation de nouvelles élections, législatives et même présidentielles.

Le Courrier récompense la loyauté de ses abonnés : le dossier "Epstein et le MOSSAD" vous est donné gratuitement

Le Courrier récompense la loyauté de ses abonnés : le dossier "Epstein et le MOSSAD" vous est donné gratuitement

La publication massive de documents par le ministère américain de la Justice le vendredi 30 et le samedi 31 janvier 2026 marque une étape nouvelle dans la transparence de l'affaire Epstein. Cette déclassification, qui porte sur plus de 3 millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos, apporte des éclairages inédits sur les réseaux du financier. Pour permettre à nos abonnés d'y voir plus clair, nous leur offrons aujourd'hui le dossier de synthèse que nous avons rédigé sur cette affaire. Ce


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Ingénierie sociale et cyberguerre électorale : comment Trump a gagné en 2016

Ingénierie sociale et cyberguerre électorale : comment Trump a gagné en 2016

Le Courrier évoque régulièrement les techniques d'ingénierie sociale qui se sont banalisées dans nos démocraties pour mieux contrôler le débat public. Je rends ici hommage aux apports essentiels de Steve Banon à la campagne présidentielle de 2016, sans lesquels Trump n'aurait probablement pas gagné cette année-là. L'élection présidentielle américaine de 2016 marque un point de rupture historique dans l'évolution des communications politiques mondiales, transformant le paysage démocratique en


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La chute du cours de l'or observée aujourd'hui, le 30 janvier 2026, est directement liée à la nomination de Kevin Warsh par le président Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Cette baisse s'explique par trois mécanismes financiers majeurs déclenchés par ce choix : 1. Le profil "Hawkish" (Faucon) de Kevin Warsh Kevin Warsh est perçu par les marchés comme un "faucon", c'est-à-dire un responsable favorable à une politique monétaire plus stricte po


Rédaction

Rédaction

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

L'actualité nous offre une nouvelle séquence dont la mise en scène frise l'indécence. Arno Klarsfeld, figure médiatique et héritier d'un combat mémoriel nécessaire, a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine » suite à des tweets qualifiés d'« abjects ». Au cœur du litige : ses propos sur l'utilisation du terme « rafles » pour qualifier les interpellations d'étrangers en situation irrégulière. Si l'on peut, par principe, condamner la violence numérique des réseaux sociaux, il est


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe