L’OMS poursuit son objectif de vacciner 70% de la planète
Emmanuel Macron et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, lors d’une rencontre en juin 2019

L’OMS poursuit son objectif de vacciner 70% de la planète


Partager cet article

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) entend poursuivre sa stratégie de vaccination mondiale. Selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, il est primordial d’atteindre l’objectif de vacciner 70% de la population de chaque pays du monde cette année 2022.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déjà déclaré que distribuer des rappels de vaccin Covid-19 est un acte « immoral » et « injuste » en référence au déséquilibre flagrant entre pays occidentaux « sur-vaccinés » et pays pauvres en pénurie de vaccins. En effet, il semblerait que moins de 10% des habitants dans ces pays aient reçu une dose du vaccin, alors que l’OMS vise la vaccination de 70% de la population de chaque pays du monde d’ici la fin 2022.

Tedros prône l’accès équitable au vaccin anti-Covid

Pour le patron de l’OMS, M. Tedros, seule la vaccination équitable permettrait de maîtriser la pandémie, mais aussi prévenir les menaces futures. Mercredi 30 mars 2022, lors d’un point de presse, le docteur Tedros a déclaré qu’« un tiers de la population mondiale n’a pas encore reçu une seule dose de vaccin COVID-19, dont 83 % des Africains. »

Une situation inacceptable selon M. Tedros, il a rappelé qu’il est crucial de vacciner 70% de la population de chaque pays au cours de l’année 2022. En outre, il espère prioriser la vaccination des professionnels de la santé, des personnes âgées, ainsi que les personnes à risque.

Le directeur général de l’OMS a lancé un appel d’urgence sanitaire mondial pour 2022. Il a indiqué qu’un budget de 2,7 milliards de dollars est indispensable pour sauver les vies de millions d’individus face à cette pandémie.

Les trois scénarios de l’OMS sur le COVID pour 2022

Tedros a également présenté le troisième plan stratégique de lutte contre la pandémie. L’OMS prévoit trois scénarios possibles sur l’épidémie pour 2022.

Le plus probable pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, serait que : « le virus va continuer à évoluer, mais que la sévérité de la maladie qu’il provoque va aller en s’amenuisant au fur et à mesure que l’immunité augmente, grâce à la vaccination et aux infections » .

Aussi, il demande aux gouvernements d’investir dans la surveillance de l’évolution du virus, la vaccination et la mise en place de différentes mesures sociales, l’amélioration des soins cliniques, ainsi que la recherche et le développement de nouveaux traitements et vaccins.

Tedros Adhanom Ghebreyesus met également en garde sur un scénario du pire. Il redoute « un virus plus virulent et hautement transmissible. Face à cette nouvelle menace, la protection des populations, grâce à une précédente vaccination ou une infection contre les formes sévères de la maladie ou le décès va se réduire rapidement« . Une telle situation va contraindre les autorités sanitaires et laboratoires pharmaceutiques à mettre au point de nouveaux vaccins plus efficaces.

Selon l’OMS, dans le meilleur des scénarios, « nous verrions des variants moins sévères émerger et il n’y aura pas besoin de nouvelles formules de doses de rappel et de vaccins”. Mais comme à son habitude l’OMS est championne dans l’orchestration de la peur, pour Maria Van Kerkhove, responsable de l’unité des maladies émergentes à l’OMS, ce scénario semble peu probable, car « le virus a encore beaucoup d’énergie ». Pour l’OMS, vacciner 70 % de la population de chaque pays reste essentiel pour maîtriser la pandémie.

Même si l’OMS a reconnu certains effets secondaires des vaccins contre le COVID, son directeur général n’a jamais remis en cause la doctrine du tout vaccinal.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Avoirs russes: l'Europe institutionnalise le vol

Avoirs russes: l'Europe institutionnalise le vol

L’Union européenne a déclenché une clause d’urgence pour immobiliser, pour une durée indéterminée, les avoirs de la Banque centrale de Russie détenus sur son territoire. En jeu : près de 210 milliards d’euros, principalement conservés en Belgique. Officiellement, il s’agit d’empêcher Moscou de financer la guerre. En réalité, cette décision pose une question centrale : peut-on saisir les biens d’autrui sur la base de divergences politiques sans basculer dans le vol légalisé ? Le Conseil de l’Uni


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Veerle Daens : "Comment j'ai compris que je n'étais pas dans le logiciel parisien"

Veerle Daens : "Comment j'ai compris que je n'étais pas dans le logiciel parisien"

Je me souviens de ce dîner dans un hôtel particulier du VIIe, où j’avais été conviée par un ami banquier — disons Pierre, parce que tous les banquiers parisiens s’appellent Pierre. Autour de la table, des visages lissés par le Botox et l’autosatisfaction, des conversations qui glissaient sur l’art contemporain, les last-minute à Saint-Barth, et, bien sûr, les people qu’on avait croisés par hasard la veille. Moi, naïve Flamande que j’étais, j’avais cru qu’on parlait pour échanger des idées. Erreu


CDS

CDS

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs: une dérive liberticide déguisée en protection, par Eric Lemaire
Photo by Julie Ricard / Unsplash

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs: une dérive liberticide déguisée en protection, par Eric Lemaire

Emmanuel Macron a récemment réaffirmé sa volonté d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ou 16 ans. L’objectif affiché est la protection des enfants face aux effets délétères des plateformes numériques : addiction, anxiété, harcèlement, exposition à des contenus violents ou sexualisés. Le raisonnement est désormais bien rodé, politiquement vendeur, et largement repris par une partie de la classe politique, à droite comme à gauche. profonde, et infiniment plus politiqu


Rédaction

Rédaction

Blanche Gardin: quand la critique d'Israël mène au boycott culturel

Blanche Gardin: quand la critique d'Israël mène au boycott culturel

L’humoriste Blanche Gardin affirme être boycottée par le milieu culturel français après un sketch sur Israël. Entre mise à l’écart professionnelle et menaces, son cas interroge sur la liberté d’expression dans le secteur culturel. Blanche Gardin, humoriste connue pour son style tranchant, affirme subir un boycott professionnel et des menaces depuis un sketch évoquant l’antisémitisme et le conflit israélo-palestinien présenté lors d’une soirée militante fin 2023. Son témoignage, livré dans Arrêt


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany