L’immunité vaccinale protègerait elle moins plus que l’immunité naturelle?
A lab technician in Personal Protective Equipment (PPE) looks at a reagent bottle before performing vaccine tests at a French pharmaceutical company Sanofi’s laboratory in Val de Reuil on July 10, 2020. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

L’immunité vaccinale protègerait elle moins plus que l’immunité naturelle?


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L'immunité naturelle est-elle plus efficace que l'immunité injectée? Depuis le lancement de la vaccination contre la Covid-19, la question se pose : quelle protection offrent réellement les vaccins ? Les scientifiques multiplient les recherches concernant l’immunité naturelle et la réponse immunitaire donnée par le vaccin. Qu’en est-il réellement ? Même des chercheurs de Pfizer ont avoué dans une vidéo secrète du Project Veritas que l’immunité naturelle serait plus efficace que le vaccin.

L’immunité après l’infection

Nous l’avons déjà évoqué dans nos clonnes à propos du Projet Veritas , où une vidéo d’investigation montrait  trois responsables de Pfizer affirmant que les anticorps acquis naturellement offrent une protection égale, voire supérieure, contre le virus par rapport aux injections d’ARN messager.

Avant tout, il faut comprendre ce qu’est l’immunité innée. C’est la réponse immédiate du système immunitaire pour chasser les agents pathogènes. Au bout de quelques jours après le contact avec le virus, l’organisme met en place l’immunité adaptative, celle qui est capable d’identifier l’agent pathogène et le détruire. Elle est assurée par les lymphocytes « mémoires » qui vont produire de nouveaux anticorps en cas de présence du même virus.

De nombreuses études, notamment l’une parue sur le journal Science, démontrent qu’un malade de la Covid-19 est immunisé contre le coronavirus sur une période de 6 à 12 mois après l’infection.

Chez 200 patients en convalescence, les chercheurs ont découvert que le nombre de lymphocytes B a atteint un niveau élevé au cours des 6 premiers mois suivant l’infection. Ensuite, il se stabilisait. En revanche, la quantité de lymphocytes T qui assurent la détection et la destruction des cellules infectées était toujours importante.

L’immunité après vaccination

Les scientifiques ont également étudié le niveau d’immunité des personnes vaccinées. Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en septembre 2021, elles bénéficieraient d’une protection optimale de 91,3% sur une durée de 6 mois. Notons que cette recherche a été menée auprès d’environ 40.000 individus situés aux Etats-Unis, en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe, ayant reçu le vaccin ARN de Pfizer. On constate donc que l’immunité vaccinale dure moins longtemps que l’immunité naturelle. 

Deux autres études menées auprès de plus de 900.000 personnes vaccinées au Qatar ont également affirmé que le vaccin garantit une protection optimale contre les formes graves et le décès. Le taux d’efficacité irait jusqu’à 96% pendant les 6 mois qui suivent la seconde injection. Cela dit, le niveau d’anticorps était plus faible chez les personnes âgées et les hommes. Là encore, l’immunité naturelle est plus forte. 

Efficacité vaccinale qui divise

Les données de ces études révèlent aussi que le niveau d’immunité offert par le vaccin diminue rapidement après six mois.  C’est pourquoi les autorités médicales dans différents pays ont commencé à parler de rappels. 

Alors qu’on s’achemine vers une troisième dose recommandée par lOMS,  des questions subsistent quant à la contribution du vaccin à un affaiblissement de l’organisme. Récemment,  l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell est décédé suite à des complications du Covid-19 lundi 18 octobre 2021 alors qu’il était entièrement vacciné.

Par ailleurs, le Conseil d’Etat avait publié une ordonnance déboutant un citoyen octogénaire qui demandait à ne plus être astreint au confinement puisqu’il était désormais vacciné. Le Juge des référés considère qu’être vacciné ne garantit ni l’immunité ni la protection contre le COVID. De son côté, l’Agence Européenne du Médicament (EMA) élargit de jour en jour la liste des effets secondaires liés aux vaccins Pfizer et Moderna

Mais il y a des doutes plus forts encore concernant certains pays, comme Israël, la Grande-Bretagne ou Taïwan, où l’on a remarqué une recrudescence des infections au sein de populations très majoritairement vaccinées.  

Dans tous les cas, la vaccination n’est pas la panacée; l’immunité vaccinale est moins forte que l’immunité naturelle. Et il aurait sans doute mieux valu encourager l’immunité naturelle de groupe que de pratiquer des vaccinations généralisées. 


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