Les médias mainstream commencent à dresser le chapiteau du cirque électoral. Les présidentielles approchent. Mais faut-il aller voter ? À quoi sert le vote ?

Mes chers spoliés du pays des Lumières (ou ce qu'il en reste une fois la facture d'électricité payée), installez-vous confortablement. À mesure que l'ombre de 2027 s'allonge sur nos portefeuilles, le cirque médiatique commence déjà à nous vendre le "grand tournant". On nous promet du renouveau, de la rupture, ou du "en même temps" version 2.0. Mais si vous avez lu Hans-Hermann Hoppe — ce joyeux drille qui a eu l'outrecuidance d'expliquer pourquoi la démocratie est un déclin civilisationnel — vous savez déjà que ce ne sera rien d'autre qu'un concours de beauté pour vampires.

Le syndrome du locataire peu scrupuleux
C’est fascinant, n’est-ce pas? Nous traitons nos présidents comme des sauveurs, alors qu'ils ne sont, structurellement, que des locataires de l'État. Hoppe nous offre ici une leçon de pédagogie brutale : imaginez que vous louiez votre appartement. Si vous en êtes le propriétaire, vous avez une "faible préférence temporelle" : vous entretenez les murs, vous réparez la plomberie, car vous voulez que le capital garde sa valeur pour vos enfants.

Mais l'élu de 2027, lui, sait qu'il n'a les clés que pour cinq ans. C'est un locataire précaire qui n'est pas responsable des dettes qu'il laisse derrière lui. Son incitation logique? Tout piller avant de rendre les clés. Pourquoi se priver? Ce n’est pas son argent, et ce ne sont pas ses héritiers qui paieront la note, mais les vôtres. La démocratie, c'est l'art de transformer des hommes d'État en prédateurs à court terme qui traitent le pays comme un buffet à volonté avant la fermeture.

2027 : le grand marché aux voix
En 2027, les candidats ne viendront pas vous proposer des idées, ils viendront acheter votre vote avec l'argent de votre voisin. C'est la magie de la "spoliation légale". Pour gagner, il faut séduire la majorité. Et comment séduit-on une majorité dans un pays où plus de la moitié de la population dépend, de près ou de loin, de la manne étatique? En promettant de voler encore un peu plus la minorité productive.
Que le candidat s'appelle Édouard, Marine ou Jean-Luc, la mécanique reste la même :
- Identifier un groupe à tondre (les "riches", les "multinationales", ou simplement ceux qui travaillent encore).
- Promettre des cadeaux à ceux qui crient le plus fort.
- Appeler cela de la "justice sociale" pour que le pillage ait une odeur de sainteté.

L'irrationalité comme stratégie de survie
Ne blâmez pas trop les politiciens, ils ne font que répondre à vos propres biais. Comme l'explique Bryan Caplan (le cousin d'esprit de Hoppe), l'électeur moyen est "activement irrationnel". Puisque son vote unique ne pèse rien, il se fait plaisir en votant pour des politiques désastreuses qui flattent son "cerveau de lézard" : protectionnisme, haine du marché, illusion de la gratuité. Les candidats de 2027 le savent. Ils ne vous parleront pas de calcul économique, ils vous parleront d'émotion, car la vérité ne fait pas élire.


Conclusion : faut-il aller voter?
Alors, 2027 sera-t-il le moment de "faire barrage" ou de "sauver la République"? Pour un hoppéen, c'est comme choisir entre un pilleur qui porte une cravate et un pilleur qui porte un blouson : à la fin, votre cave sera vide.
Le véritable acte de résistance n'est pas dans l'urne. Comme le suggérait Lysander Spooner, le vote est soit une farce, soit un acte de légitime défense désespéré pour éviter d'être encore plus écrasé. Si vous voulez vraiment changer les choses, ne cherchez pas un meilleur maître. Cherchez à redevenir propriétaire de votre propre vie.
D'ici là, gardez un œil sur votre compte en banque : c'est la seule chose que les candidats de 2027 regardent avec passion.
À bientôt pour une nouvelle dose de réalité non filtrée.
