Ce que nous avons vu à Pékin les 14 et 15 mai 2026, ce n'est rien d'autre qu'une grande battue internationale où les règles de la vénerie classique — celles de l'ONU et du multilatéralisme de salon — ont été piétinées par deux maîtres d'équipage qui ne chassent plus qu'à leur propre compte.

Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés sous les ors du Grand Hall du Peuple, non pas pour une réconciliation de cœur, mais pour une "stabilisation tactique". C’est le langage des diplomates pour dire qu’ils ont convenu de ne pas se dévorer tout de suite. Après des mois de guerre commerciale et technologique, ce sommet marque le passage d’un monde de règles à un monde de transactions pures, où l’on se jauge au poids de son fusil et à la profondeur de son territoire.

L'Iran : la battue qui a mal tourné
L’histoire de ce sommet, c’est d’abord celle d’un Trump arrivé à Pékin avec un genou à terre. Son opération Epic Fury contre l’Iran l’a embourbé dans les sables du Moyen-Orient. Le détroit d’Hormuz est fermé, le prix du baril flambe, et le président américain a besoin de Xi Jinping comme on a besoin d’un traqueur pour rabattre le gibier.