L’Europe approuve le vaccin de rappel anti-Covid de Sanofi et GSK

L’Europe approuve le vaccin de rappel anti-Covid de Sanofi et GSK


Partager cet article

La Commission européenne a autorisé l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 développé par le laboratoire français Sanofi en partenariat avec le Britannique GSK comme injection de rappel pour les personnes âgées de 18 ans et plus.  Les doses de VidPrevtyn Beta sont prêtes à être distribuées dans les pays de l’Union européenne, conformément aux contrats d’achat anticipé.

Après avoir examiné les résultats des essais de laboratoire, le comité d’experts de l’agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé le vaccin VidPrevtyn Beta élaboré conjointement par Sanofi et GSK. La Commission européenne a accordé une autorisation de mise sur le marché du VidPrevtyn, pour une utilisation en tant qu’injection de rappel préventive pour les adultes âgés de 18 ans et plus. Sanofi, qui dispose d’une commande de 70 millions de doses pour l’Union européenne et le Royaume-Uni, va pouvoir très vite distribuer des doses dans les pays de l’UE.

Premier vaccin de rappel anti-Covid nouvelle génération à base de protéines avec adjuvant

Dans un communiqué, le laboratoire français indique que le VidPrevtyn Beta est destiné aux adultes ayant reçu antérieurement un vaccin contre le Covid-19 à ARN messager ou à adénovirus. Vaccin monovalent de nouvelle génération, il cible la souche originale du SARS-CoV-2 et les sous-variants Omicron BA.4 et BA.5.  Il s’agit du premier vaccin de rappel anti-Covid nouvelle génération à base de protéines avec adjuvant approuvé en Europe.

Notons qu’il a obtenu une autorisation standard, et non d’urgence ni temporaire, comme celles délivrées par l’EMA aux premiers vaccins contre la covid-19. Selon l’EMA , ce vaccin est sûr et efficace avec quelques effets secondaires habituels : douleur possible au point d’injection, légers maux de tête ou musculaires, avec disparition des effets quelques jours après la vaccination.

Le vaccin VidPrevtyn Beta est à base de la protéine de surface d’un variant Beta du SARS-CoV-2 et d’un adjuvant élaboré par GSK nommé ASO3 qui a pour fonction d’optimiser la réponse immunitaire. L’adjuvant en question a déjà été utilisé dans la fabrication de vaccin contre la grippe.

Mise à disposition visant à accroître le niveau d’immunité de la population

D’après les essais menés par Sanofi et par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP),  ils ont pu observer une production d’anticorps contre les variants BA.4/BA.5 .De plus, le vaccin a été bien toléré et son profil de sécurité est jugé acceptable. Selon l’EMA, « une dose de rappel de VidPrevtyn Beta devrait être au moins aussi efficace que Comirnaty (de Pfizer) pour restaurer la protection contre le Covid-19″.

Via cette autorisation, la Commission européenne encourage ceux qui sont réticents à l’idée d’utiliser les vaccins ARNm, à se faire vacciner au VidPrevtyn Beta, qui est à base de protéine recombinante.

Pour être utilisé en France et s’ajouter à la liste des vaccins disponibles pour les rappels dans le cadre de la campagne vaccinale en cours, le vaccin de Sanofi devra encore recevoir la recommandation de la Haute autorité de santé.

Pour mémoire, au départ, ce vaccin du laboratoire français était prévu pour l’hiver 2021-2022. Malheureusement, la publication des résultats définitifs des essais cliniques a été mainte fois repoussée. Sanofi avait annoncé un retard d’un an sur ses concurrents dans la production d’un vaccin anti-Covid. Le laboratoire a perdu pied dans la course aux vaccins à ARN messager contre le Covid.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La France ou l'ombre d’une Nation : requiem pour la souveraineté

La France ou l'ombre d’une Nation : requiem pour la souveraineté

Après le sommet (informel, mais réel et profond) d'Alden-Biesen, constatons les dégâts du macronisme. Bientôt la France n'existera plus en tant que Nation, dans l'indifférence générale. Il y a quelque chose de profondément crépusculaire à observer une nation se défaire de ses propres mains. Ce que les rapports administratifs nomment froidement « transfert de compétences » ou « intégration fédérale » est, en réalité, le lent effilochement d’une étoffe tissée par mille ans de volonté. C’est le pa


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Qu'est-ce que le groupe pro-israélien MEGA dont Epstein fut si proche ?

Qu'est-ce que le groupe pro-israélien MEGA dont Epstein fut si proche ?

Lors de l'audition de Pam Bondi au Congrès, des députés ont reproché à celle-ci de protéger Leslie Wexner, fondateur de Victoria Secret, mais aussi du groupe pro-israélien MEGA... dont Epstein devint le fondé de pouvoir. Les circonstances de cette affaire méritent d'être expliquées aux Français. Le paysage de l'influence géopolitique et de la philanthropie transnationale à la fin du XXe siècle a été marqué par l'émergence de cercles de pouvoir informels dont l'impact dépasse souvent celui des


Rédaction

Rédaction

UE : Macron valide un saut fédéral immédiat avec 5 autres pays, par Elise Rochefort

UE : Macron valide un saut fédéral immédiat avec 5 autres pays, par Elise Rochefort

Le séminaire informel tenu au château d'Alden-Biesen en février 2026 marque un tournant historique : il a officiellement ouvert la porte à une « Europe à deux vitesses ». Devant l'urgence de la compétition mondiale et l'inertie de la prise de décision à Vingt-Sept, ce sommet a cristallisé une nouvelle doctrine où l'unité ne doit plus être synonyme d'immobilité, mais de fédéralisme pour ceux qui le souhaitent... dont la France. Cette chronique analyse cette transformation à travers deux questi


Rédaction

Rédaction

Prince Andrew et l’ombre de Jeffrey Epstein : la monarchie éclaboussée

Prince Andrew et l’ombre de Jeffrey Epstein : la monarchie éclaboussée

Un règlement à l’amiable à 12 millions de livres, dont 7 millions seraient issus du portefeuille personnel de Elizabeth II. L’affaire Epstein continue de fragiliser la monarchie britannique, révélant les mécanismes de protection d’une élite soucieuse d’éteindre le scandale. Le 2 février 2026, le prince Andrew, ex-duc d'York, quitte le Royal Lodge après un décret de son frère, le roi Charles III. Ce déménagement forcé marque un tournant dans l'affaire Epstein, où Andrew est accusé d'agressions s


Rédaction

Rédaction