L’État, l’entrepreneur et l’innovation : sortir du faux débat, par Eric Lemaire

L’État, l’entrepreneur et l’innovation : sortir du faux débat, par Eric Lemaire


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L’opposition classique entre État et entrepreneur est largement dépassée. L’innovation moderne repose sur un triptyque : infrastructures publiques, capital privé et incarnation entrepreneuriale. De la DARPA à SpaceX, de la Suisse à Israël, la réalité est hybride. La France n’est pas mal positionnée mais souffre d’un manque de capital long et d’une culture entrepreneuriale encore insuffisante. L’enjeu n’est plus de choisir entre État et marché, mais d’orchestrer leur complémentarité.

Nous autres libéraux et libertariens avons tendance à voir l’État comme un mal nécessaire, cantonné à ses fonctions régaliennes. Si l’on veut être provocateur, son rôle serait de nous protéger, au moindre coût, des autres organisations violentes ou prédatrices.

Cette vision contient une part de vérité. Mais elle devient insuffisante dès que l’on aborde la question de l’innovation à grande échelle.

L’innovation lourde : un domaine hors marché pur

La Seconde Guerre mondiale est un révélateur puissant. Si l’URSS a joué un rôle déterminant, ce n’est pas uniquement pour des raisons idéologiques ou humaines. C’est parce que le conflit était devenu une affaire d’industrie lourde : chars, avions, artillerie, logistique.

Peter Thiel finance l’IA qui permet de démolir un journaliste libre pour 2.000$, par Elise Rochefort
Aujourd’hui, nous posons une question qui fâche : qui surveille et intimide ceux qui nous informent? Alors que la confiance envers les médias a dégringolé de 70 % à seulement 30 % en cinquante ans, une plateforme vient de jeter un pavé dans la mare numérique : Objection. Lancée par Aron D’Souza — l’homme

Dans ces domaines, l’innovation est extrêmement capitalistique. Elle nécessite des investissements massifs, longs, incertains, sans retour immédiat. Le secteur privé seul ne peut pas en porter la charge, d’autant que le client final reste souvent l’État lui-même.

Ce constat reste valable aujourd’hui.

Les grands programmes technologiques – spatial, défense, énergie, intelligence artificielle – reposent sur des investissements publics initiaux. Le modèle américain est clair : la DARPA finance des ruptures que le marché ne peut pas assumer seul.

L’entrepreneur à l’ère de l’IA: le dernier signataire, par Eric Lemaire
L’IA va-t-elle vraiment remplacer les entrepreneurs ? Ou oublie-t-on une chose essentielle : une IA ne prend aucun risque. Dans ce premier article, une idée forte : l’entrepreneur est le dernier signataire du réel. Celui qui engage, qui décide, qui assume. Du boulanger à Elon Musk, même logique ; mais avec l’

L’Ukraine contemporaine en offre une illustration moderne. Depuis plusieurs années, la pression existentielle a créé un alignement rare entre État, industrie et société. Les drones, les systèmes de guerre électronique ou les innovations logistiques sont développés à une vitesse exceptionnelle, précisément parce que la motivation dépasse le simple intérêt économique.

La survie et la fierté nationale sont des moteurs aussi puissants que le profit.

L’innovation légère : le terrain naturel de l’entrepreneur

À l’inverse, dans l’industrie légère et les services, le modèle libéral fonctionne pleinement.

Pétrole: la Guyane sacrifiée sur l’autel de l’écologie

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Le rejet en commission de la proposition de loi autorisant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en outre-mer provoque une rupture entre les députés guyanais Jean-Victor Castor et Davy Rimane et la gauche française. Les deux élus dénoncent une « bien-pensance » idéologique qui, selon eux, condamne la Guyane à la dépendance économique alors que ses voisins profitent pleinement du boom pétrolier régional. Les deux députés guyanais Jean-Victor Castor et Davy Rimane (GDR) ont officialis


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Détournement de fonds : un élu macroniste rattrapé par la justice

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Condamné à deux ans de prison avec sursis, 75.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, l’ancien député LREM Jean-Jacques Bridey rejoint la longue liste des élus sanctionnés pour détournement de fonds publics. Le motif : 230 000 euros de fonds publics détournés au fil de mandats cumulés. L’affaire illustre une nouvelle fois les dérives d’un système où le contrôle intervient souvent bien après les faits. Jean-Jacques Bridey, ancien pilier LREM et premier soutien d’Emmanuel Macron en 2016,


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L'humeur de Veerle Daens : 38.000€ pour un lynx alsacien et ses 8 avocats

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Compagnons d'absurdistan, retenez bien la jurisprudence du 20 mai : à Strasbourg, une retraitée de soixante-deux ans qui a défendu sa poule contre un lynx a écopé de trois mois de prison avec sursis et de plus de 34 000 euros de dommages et intérêts. La poule n'avait que sa propriétaire. Le lynx avait huit avocats. Reprenons la scène, car elle sort tout droit d'un tableau de chez nous — Brueghel aurait payé pour la peindre. Octobre 2024, Niederbronn-les-Bains, un enclos à poules dans le Bas-


CDS

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Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont

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Le Conseil des gouverneurs de la BCE a fixé, le 24 mars 2026, à 3 000 euros par personne le plafond de détention d'euros numériques retenu pour la phase pilote, programmée au second semestre 2027 sur douze mois, en vue d'une émission effective en 2029. La Bundesbank plaide pour un plafond inférieur, entre 1 500 et 2 500 euros. Côté législatif, le Conseil de l'UE a arrêté sa position commune en décembre 2025 ; la commission ECON du Parlement européen, divisée, n'a pas dégagé de majorité, et l


Rédaction

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