L’État face à la cyberguerre: est-il capable de nous protéger ? par Eric Lemaire
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L’État face à la cyberguerre: est-il capable de nous protéger ? par Eric Lemaire


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Cyber, État, liberté : qui protège vraiment ?

Dans ce nouvel article nous évoquons le rôle réel de l’ANSSI, les limites de la CNIL, les illusions autour des prestataires cyber et l’impact de l’IA.Dans le premier article, on a posé le décor : les attaques sont partout, tout le temps, et elles ne vont pas s’arrêter. La question suivante est simple : l’État est-il capable de nous protéger ? Comment est il organisé ?

Réponse courte : partiellement.

Une vraie montée en puissance… mais silencieuse

Contrairement à ce qu’on croit, la France n’est pas à la traîne.

Les compétences cyber sont désormais intégrées à l’armée, aux services de renseignement, aux agences spécialisées. Sans trahir de secrets, la France participe indirectement à la cyberguerre en Ukraine : soutien technique, partage d’expertise, coopération offensive et défensive. On est déjà dans une logique de guerre.

Simplement, elle est discrète et manifestement insuffisante vu les pénétrations récentes à répétition.

L’ANSSI : solide, mais pas faite pour vous

L’ANSSI est l’agence de l’État chargée de la cybersécurité. Concrètement, c’est elle qui fixe les règles, qualifie les prestataires, aide les administrations en cas d’attaque et pilote les grandes orientations techniques.

La menace fantôme des piratages de données, par Eric Lemaire
Il y a encore dix ans, les cyberattaques relevaient du fait divers technologique. Aujourd’hui, elles sont devenues une réalité quotidienne, massive et stratégique. La France, comme l’ensemble des puissances occidentales, est désormais confrontée à une pression constante sur ses données : administrations, grandes entreprises, PME, associations. Aucun acteur n’

C’est un outil sérieux, avec un vrai niveau d’expertise. Mais il faut bien comprendre que l’ANSSI travaille d’abord pour l’État et les acteurs critiques. Ce n’est pas une hotline pour PME. Elle élève le niveau global, mais elle ne remplace pas la responsabilité individuelle des entreprises.

Le modèle de l’ANSSI est:exigeant, complexe et lent à diffuser