Les off du parquet sur Mediapart qui font planer un doute sur le sens de la perquisition


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En apparence, le Parquet a fait de l’excès de zèle en cherchant à perquisitionner Mediapart pour récupérer les enregistrements de Benalla et probablement identifier les sources du journal. Mais certains parquetiers ont semé le doute sur le sens caché de l’opération, comme le rapporte Fabrice Arfi, de Mediapart, dans un tweet.

Mais que voulait dire Fabrice Arfi en révélant cet étrange « off » du parquet.

Le « off » du Parquet qui jette le doute

Mais que voulaient dire les représentants du Parquet qui ont glissé à Mediapart, en « off », que leur recherche ne visait pas la protection de la vie privée de Benalla, ni de Crase, qui sont les deux seuls interlocuteurs enregistrés sur les bandes (par ailleurs remises par Mediapart à la justice)? Alors que le Parquet agit ici sans qu’aucune plainte ne soit déposée, on s’aperçoit aussi qu’il vise des victimes non citées dans l’affaire.

Les interprétations du « off »

Prudemment, Fabrice Arfi par le d’un fantôme qui serait partie prenante à cette affaire. Tout le monde a évidemment compris qui pourrait être ce fantôme. De notre point de vue, cette énigme est la meilleur façon pour le Parquet de ne pas endosser une perquisition probablement ordonnée par le procureur général Rémy Heitz sans tenir compte des réticences ou des mises en garde autour de lui. Il est probable que beaucoup de magistrats, même parmi les parquetiers, aient désapprouvé cette décision de chercher à violer le secret des sources.

Qui peut-être le fantôme?

On notera que la ministre Belloubet a réfuté toute intervention politique dans ce dossier, et a expliqué à l’Assemblée Nationale que les juges voulaient simplement récupérer une copie des enregistrements que Mediapart refusait de communiquer (version démentie par Mediapart). On sait au moins que, selon ses dires, Belloubet n’est pas le fantôme dont les parquetiers ont parlé à Mediapart.


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